Le même au même, le 6 novembre 1689 (ibid., p
4. Le duc d'Estrées au roi, le 4 janvier 1678 (ibid., t. CCLV, p. 9-20).
pour des hôpitaux, des dons à la Pologne, ou d'autres aumônes, il ne reste pas plus de 700000 écus romains ou 815000 écus ou environ monnaie de France, de capital à don Livio. » L'argent en négoce rapportait « six ou sept pour cent, » et en terre « pas trois pour cent ! ; » naturellement, les palais et les meubles ne rapportaient rien. Le 8 novembre 1679, Servient manda de nouveau à Pomponne que le pape venait de donner deux brefs de privilèges à son neveu, et il engaga Son Excellence à s'en prévaloir, surtout des exemptions des douanes, pour faire ressortir, par ce relâchement du pape en faveur de son sang, la dureté qu'il affectait envers les immunités traditionnelles des couronnes2.
Le 16 avril 1680,1e duc d'Estrées avertit Louis XIV que le pape venait de donner tout son bien à don Livio, mais avec la clause qu'il pourrait révoquer cette donation quand il le voudrait; et il ajouta : « On prétend qu'il y a deux ans et demi entiers que la donation est sur la table de Sa Sainteté3. » Le 7 août de la même année, l'abbé Sanctis fit savoir directement à Msr (Golbert de Croissy) que le commis du bureau de tabac de Rome avait remis au pape un mémoire dans lequel il lui représentait que don Livio avait sa maison remplie de tabac de contrebande4. Grâce à ses privilèges et à ses exemptions de douane, don Livio s'enrichissait ainsi par la contrebande des tabacs. Nous verrons plus loin qu'il pratiqua encore plusieurs autres industries, sans que son oncle, averti de tout, lui en ait fait la moindre réprimande.
Dans la dépêche du duc d'Estrées à Louis XIV, en date du 29 mars 1681, il est dit que don Livio songeait, d'après le bruit public, à <.< acheter une terre de 400000 écus, qui était dans l'État ecclésiastique et proche du duché de