‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 381 sur 473 · Dépèche du 13 août 1089 (ibid., p · texte numérisé non relu

Dépèche du 13 août 1089 (ibid., p

3. Le cardinal d'Kstrées au roi, le 22 août 1(589 (ibid., p. 413- 467).

4. L'abbé d'Hervault a Croîssy, le 13 septembre 1689 (ibid., t. CCCXXVJL p. 27-30).

5. Dépèche du i<» novembre 1089 (ibid., t. CCCXXIII, p. 253- 261 j.

Le 4- décembre, Alexandre VIII donna une nouvelle audience au duc de Chaulnes, et, avec la fourberie qui lui était propre, il lui fit entendre qu'il voulait achever et compléterladisgrâce deCasoni,en lenommantnonce àNaples. C'était, au fond, de l'avancement et une porte ouverte sur l'avenir; maisSaSaintetétenaitàfairepassersonsecret ami pour une victime, aux yeux de l'ambassadeur de France. C'est cet ambassadeur même qui raconta toute cette histoire à Louis XIV dans sa dépêche du 5. Le pape lui dit d'abord que le public traitait Casoni de « conseiller nocturne, » et il ajouta en conséquence : « Nous songeons à le placerailleurs et à l'envoyer nonce dans une petite cour, car il est vrai que, dans les avis secrets, on avait mis qu'il conférait tous les soirs avec nous... Notre pensée est de l'envoyer à Naples. Je répondis au pape que, s'il était bien cloué en cette cour-là, je n'en serais pas fâché, mais qu'il pourrait peut-être prendre de là de plus grands vols. Cela n'est pas à craindre, me répondit le pape. C'est un pauvre esprit qui n'en trouvera jamais un pareil à celui d'Innocent XI i. »

Tel fut Casoni. Les papistes de sa tendance ne sauraient l'appeler que le bon génie d'Innocent XI ; il n'en fut cependant que le Méphistophélès. Si Louis XIV avait été plus logique avec lui-même et plus énergique dans ses résolutions, Casoni aurait été homme, comme Favoriti, à provoquer en France une rupture avec la papauté.

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