‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 64 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

le dévoiemeat est arrêté. Il commence à se servir de ses mains, mais il est toujours au lit. Il reçoit quelques ministres1. — Le 19 : Le pape se lève un peu2. — Le 21 juin : L'enflure du pape augmente. Il est toujours frappé de la mort si prompte du cardinal Azzolini. Il s'est évanoui en rendant un lavement ce matin3. — Le 28 : L'enflure des jambes du pape augmente, diminue, augmente encore. Il a de la fièvre. On a fait venir Don Livio de la campagne. « Son mal et la crainte de mourir remplissent toute son imagination 4. » — Le 5 juillet : Le plus estimé des médecins du pape est Tiracorda. Le pape a des tumeurs aux pieds; on les a ouvertes. Le cardinal Cybo a dit que le pape ne se relèverait pas de cette maladie, et qu'il ne dépasserait sans doute pas le mois de septembre. Le pape demande toujours à se laver la bouche. Le cardinal d'Estrées tient ces notions d'un scalco, maître d'hôtel du pape, Provençal et bon Français. Tiracorda est étonné « du silence et de la noirceur » du pape B. Le scalco dit que les forces du pape s'en vont, qu'on craint la gangrène aux pieds, depuis l'ouverture des tumeurs; « ses urines sont fort belles, ce qui ne plaît pas aux médecins6. » — Le 12 : Le pape est toujours dans le même état. On l'a communié à la hâte entre trois et quatre heures du matin, le jour de l'octave de Saint-Pierre. Il y a eu ensuite un peu de mieux. Pour éviter des troubles de la part des ennemis du pape, le cardinal gouverneur de Rome a fait dire que sa santé était meilleure, qu'il mangeait de la viande, etc. Mais dans le fond il ne dort pas et sa faiblesse est extrême. On a mandé Gambaro, fameux chirurgien de Padoue. Nouvelle tumeur au pied; on l'ouvre. Autre au genou; on attend Gambaro pour l'ouvrir. « La petite

Page 1