‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 132 sur 268 · tbid., dép. Pietro di Santn Repara ta, B8 i · texte numérisé non relu

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les arquebusades, niais, à peu pics pendant une heure, on entendît des détonations dans tout le quartier occupé par celle bande et en proie à la terreur. Les cris de : « Qui va là? Arrêtez! Où allez-vous? » retentissaient de tous cotés \ accompagnés parfois de coups de feu. La place Farnèse était non pas « assiégée », comme l'ont prétendu les relations françaises, mais certainement entourée dans la direction du Campo de' Fiori et de la via de' Venti 2 par une quarantaine de soldats résolus que les chefs de la garde corse, intimidés ou impuissants à les saisir, ont laissés maîtres du terrain comme d'une ville conquise.

Quelques minutes avant ces premières arquebusades (il était environ vingt-trois heures un quart) et probablement à l'instant où les Corses mutinés s'échappaient de la caserne, la place Farnèse étant encore remplie de promeneurs et de bourgeois assis devant leurs portes 3, le carrosse du duc de Créqui, sortant de la via de' Baullari, qui est perpendiculaire à la façade du palais, traversa la place et rentra sous la voûte du grand portail. L'ambassadeur revenait presque seul de chez la princesse Borghèse, ayant congédié son cortège au sortir de la visite 4. Néanmoins il était facilement reconnaissable par son costume et son cordon bleu, et tout le voisinage remarqua sur-le-

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