‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 78 sur 268 · Bourg à 20 milles de Rome · texte numérisé non relu

Bourg à 20 milles de Rome

3. A. E., Rome, IV, 145, Créqui au roi, toc. cit. ; — d'Aubeville à Lionne, toc. cit. — Gazette de France, toc. cit. — Ces prélats étaient les évêques du Puy et d'Evreux, dont il sera question par la suite (voir, chap. VIII, 2 2, la notice relative à ces deux prélats), l'abbé de Bourlemont, auditeur de Rote, et le prieur Ricbi. (Voir A. E., III, 145, Benedetti à Lionne, 5 juin, f° 63.) L'abbé Benedetti les avait accompagnés (ibid.).

h. Cette date est certaine, étant donnée par M. de Créqui dans sa lettre ;iu roi du 5 juin : o je suis arrivé à Rome le 2, sur les onze heures du soir ». M. d'Aubeville dit de même : « ils arrivèrent à Rome à la nuit ». Vagnozzi (lettre à l'abbé Buti, 5 juin; A. É.,Rome, IV, 145, f° 04) donne la même date du vendredi soir. On doit reconnaître que le cortège avait voyagé rapidement étant parti le 2 an matin de Civita Vccchia, et s'étant arrêté pour diner et se reposer à Polidori.

156 l'ambassade du duc de créqui.

encore plus satisfait de la manière obligeante avec laquelle le maître de cette agréable maison le reçut, n'ayant rien négligé pour donner des marques de sa magnificence et de l'estime qu'il a pour une personne si recommandable 1. » L'ambassadeur séjourna chez le cardinal Antoine jusqu'au lundi 5 juin 2; il y reçut, bien qu'incognito, les visites du cardinal d'Aragon et des cardinaux de la faction française 3, puis il s'installa au palais Farnèse 4, où il continua d'accueillir les compliments que lui apportèrent ou lui transmirent les membres du Sacré Collège et « la plupart de ce qui s'est trouvé de gens de qualité à Rome » 5. Le cardinal Chigi ne vint point : il attendait, comme il le devait, la première visite de l'ambassadeur. Quant aux neveux séculiers du pape, ils s'abstinrent systématiquement. L'ambassadeur agréa toutes les visites avec courtoisie, mais surtout avec une grande dignité : M. de Bourlemont affirme que tous furent satisfaits de « sa façon de traiter, grave, sage, et judicieuse », et se félicite « d'entendre le bien que dit tout le monde du ministre de Sa Majesté » c. La Feuille des nouvelles de Rome signale l'air « sérieux et solide » de l'ambassadeur, et ajoute, peut-être avec une vague ironie : « l'on pouvait juger à son maintien pensif et réfléchi qu'il avait de grosses affaires dans l'esprit, et l'on inférait de sa gravité un peu hautaine que son caractère tenait plutôt

1. Gazette de France, 1662, p. 653 et suiv. — A. É., III, 145. Lettre du cardinal Antoine à Lionne, du 5 juin, f° 57. — Dép. de Bourlemont à Lionne, 5 juin, f° 61. — Dép. d'Aubeville à Lionne, 5 juin, f° 62. — Yagnozzi à l'abbé Buti, 5 juin, f° 64.

2. La Gazette de France (loc. cit.) indique le 4; mais la lettre de Yagnozzi à l'abbé Buti, en date du 5, dit formellement : « questa sera poi e calato dalla vigna del cardinale ad abitare il Palazzo Farnese colla signora ambasciatrice » (toc. cit.). Bourlemont et d'Aubeville disent seulement que M. de Créqui a demeuré quelques jours à la vigne du cardinal Antoine.

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