‹ Louis XVII (volume 2)Chapitre 165 sur 264 · REZ-DE-CHAUSSÉE · texte numérisé non relu

REZ-DE-CHAUSSÉE

Le rez-de-chaussée n'eut à subir aucune transformation ; il resta avec ses vieux murs dégarnis, mais rappelant, malgré sa nudité , les temps et les choses d'autrefois , qui se reflétaient encore dans les arêtes de sa voûte , dans le Ait lourd et dans l'élégant chapiteau de son pilier, et jusque dans les quatre lits à colonnes torses, adossés aux quatre murailles de sa vaste salle. C'est dans cette pièce, d'une architecture grandiose et sévère, qu'à dater du 8 décembre, conune nous le verrons plus loin^ devaient se tenir habituellement, déli-

béreri manger et coucher, les officiers municipaux qui n'étaient pas de service à la porte du Roi et de la Reine. On rappela la chambre du conseil, afin d'indiquer, par une noble dénomination , le plus noble des différents usages auxquels elle était consacrée. Des trois tourelles du rez-de-chaussée. Tune servait de cabinet et d'armoire aux commissaires, la seconde de bâcher, et la troisième de garde-robe. La quatrième, nous l'avons déjà dit, contenait l'escalier qui allait jusqu'aux créneaux ; on y avait placé des guichets de distance en distance, au nombre de sept. De l'escalier on entrait dans chaque étage en franchissant deux portes, la première en bois de chêne fort épais et garni de clous, et la seconde en fer.

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