L'amphithéâtre devant Thôtel de ville po«r les hommes
dans lequel amphithéâtre il y aura une séparation
pour M>I. les pages « . • #00 —
tiré lors du feu d'artiBee fut le signal pour Touverture de ces buffets et orchestrea ^
Et à minuit, le tocaîo a cessé.
Messieurs du bureau, désirant témoigner au Boi la satisfection que la Tille de Paj-is avoit de voir la couronne assurée dans la ligne de Sa Majesté par la naissance d'un second prince, prièrent M. le prévàl des marâbands d'écrire à M. le baron de Sreteiiîl pour obtenir de Sa Majesté la permission au corps de ville d'aller lui exprimer la joye et les sentiments de sa capitale; mais M. le baron de Breteuil fit à M. le prévôt de» marchands la réponse suivante :
u A Versailles, le 4 avril 1785.
i> L'intention du Roi, Monsieur, n'est pas de recevoir les corn* n pliments 4^s cempa^ies pour la naissance de son second fils. » Quelque agréable que lui soit cet événement. Sa Majesté n'a pas n cru devoir rien changer à cet égard à l'usage observé en circon- » stances pareilles.
«J'ai l'honneur d'être très parfaitement ^ Monsieur, votre très n humble et très obéissant serviteur.
n Signé : Le baron de Breteutl. »
1 État des buffets ei orchestres tfui seront placés dans Paris le i^^ avril 1785 > à cause de la naissance de M. le Duc de Normandie.
Place Louid XV, près 1^ terrasse des Thiiilleries. — Buffet chez M. le
baron de Breteuil '
Rue de Grenelle. — Buffet chez M. le gonyemenr de Paris
A cûlé de sa porte *. -^ Bnflet ehes M. le prévôt des marchands .... A la descente du pont Neuf, pires la rue de la Monooie. — ' Buffet chez
M. le i*"" échevin *"
Rue Thibautodez, à sa porte. — Buffet chez M. le 2» échevîn "*. . . .
Rue de Beaane, à sa porte. — Buffet chez M. le 3» écherit»****
Cloître des Bernardin». — BaffeC cfaes M. le 4* échevin *^***
Sur le boulevard de la rue de Bondy. — Buffet chez M. le procureur du
Roy et de la ville
Rue Neuve Saint- Augustin, près la rue Louis-Ie-Grand. — Buffet chez
M. le receveur
Place Dauphine. — Buffet devant la place Henri IV
Entre la porte des Thuilleries et le guitohet ne«f pour M* le (yrefiier. —
Buffet aux environs du pont Royal
Buffet dans la place de Grève
* Le prévit de* roaretMQdi était «lors mcMirc LoaU Le Peletier, cbevdier^ maroaii de Mont- ■lélûiii , Migoear de MorfontaîBe, naâlly, Déan* pré, Othu, etc., eofueiller d'État.— 11 demearatt rue Notre-Dame de Naiaretb.
irAi
*** M. Cotseroo.
**** M. Mitouard, écuyer, conseiHer da Iloi, (faartinier d* la ville , dodeti* en médeoMM, c<e.
***** M. Pigeon, avocat au parlement, conseiller du Roi , lieatenant (général au l»ail!ia(fe dtt palais.
Sn DOCUMENTS
11 est d^usa{[c que lors des couches de la Reine, le grefiier en chef de la vîUe aille au bout de dix jours à Versailles, pour saluer la Reine de la part de la ville, et sçavoir plus particulièrement des nouvelles de la santé de Sa Majesté. En conséquence, M. le çreflfier se rendit en robe à Versailles, le mardi 5 avril, alla voir madame la princesse de Ghimay, dame d'honneur de la Reine, à laquelle il fît part de Tobjet de sa mission. Madame la- princesse de Ghimay, prenant par erreur cette visite pour la visite et les compliments que M. le prévôt des marchands avoit demandé à faire pour le corps de ville , lui dit que le Roi avoit décidé que la Reine ne recevroit point de compliments de la part de la ville.
M. le greffier eut beau insister et lui expliquer la différence qu^il y avoit entre les compliments faits par le corps de ville et la visite faite par le ^effier seul comme député, madame la princesse de Ghimay persista dans son refus.
M. le greffier alla voir suivle-champ madame la princesse de Lauiballe, chef du conseil et sur-intendante de la maison de la Reine , à laquelle il expliqua et sa mission et le refus quMl avoit éprouvé, lui représentant, ainsi qu'il avoit fiiit A madame la princesse de Ghimay, que la ville jouissoit de temps immémorial de l'honneur qu'il réclamoit. Madame li^ princesse de Lamballe sentant la force des raisons de M. le greffier, fit appeler le secnL*taire de la sur-intendance et fit consulter les registres où les faits avancés par le greffier se trouvèrent constatés; cette princesse reconnut alors ce qui avoit fait donner madame la princesse de Ghimay dans l'erreur, eut la bonté de dire au greffier de se rendre A l'appartement de la Reine où elle alloit, et qu'elle verroit à &ire donner toute satisfaction i\ la ville; mais, a yatit rencontré madame la princesse de Ghimay, cette dame opposa et soutint encore la décision du Roi comme regardant toute visite et compliment de la part de la ville, de sorte que M. le greffier* revint sans avoir eu d'audience de la Reine.
* Abte *tt#- ia visite à la Reine ie dixième Jour de ses couches,
La yraie raison qui a occasionné le refus qu*a éprouyé M. le greffier est <|ue M. le prévôt des marchands, nonobiunc Tusa^je immémorial, a préceodn que c'étoit i\ lui et non au greffier a faire la visite et le compliment au bout deg dix jours; qu*il en avoit écrit en conséquence à madame la princesse de Cbiinay ; que cette dame avoit parlé au Roi de cette demande de M. le prévcVc des marchands, comme extraoïtlînaîre, n'en étant fait mention dans les registres tenus à la cour, et que le Roi avoit décidé qu'il ne devoit être rien innové ;
)ue , d'après cela , madame la princesse de Ghimay, soit par ménagement