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COMITÉS RÉVOLUTIONNAIRES

Extrait de la loi du 7 fructidor. Van deuxième, relative aux comités révolutionnaires.

Il y aura un comité révolutionnaire dans chaque chef-lieu de district.

Il y en a un également dans chaque commune qui , sans être cheflieu de district, contiendra une population de 8,000 individus et audessus.

Chaque comité révolulionnaire sera composé de douze membres.

Les membres des comités révolutionnaires seront renouvelés par moitié tous les trois mois, et ne pourront être réélus qu'après le même intervalle.

Pour le premier renouvellement, le sort déterminera les six membres qui devront sortir.

Pour être membre d'un comité révolutionnaire, il faudra savoir lire et écrire et être âgé de vingt-cinq ans.

Les parents et alliés, jusqu'au quatrième degré inclusivement, ne pourront être membres du même comité révolutionnaire.

Ne pourront être- membres des comités révolutionnaires ceux qui, ayant fait faillite, ne se sont pas complètement libérés avec leurs créanciers.

II y a incompatibilité entre les fonctions de membre d'un comité révolutionnaire et toute autre fonction civile ou militaire. Les individus salariés par la République pour quelque fonction que ce soit ne pourront être membres de ces comités.

Les membres des comités révolutionnaires pourront, au nombre de trois, décerner des mandats d'amener et faire procéder provisoirement à l'apposition des scellés : mais les mandats d'arrêt seront toujours signés de sept membres.

Les comités révolutionnaires sont tenus d'interroger dans les vingtquatre heures les citoyens contre lesquels ils auront délivré des mandats d'amener.

Ils sont tenus d'avoir un registre sur lequel seront inscrites, par ordre de dates, leurs différentes opérations, et sur lequel sera constatée la présence des membres qui auront concouru. Le registre, tenu sur papier libre, sera coté et paraphé sur chaque feuillet par le président du tribunal du district.

Les comités révolutionnaires feront remettre aux détenus, sur papier libre et sans frais, dans les trois jours de la détention, copies tant du mandat d'arrêt que des motifs de l'arrestation. Les comités révolutionnaires seront tenus d'adresser au Comité de sûreté générale de la Convention nationale , dans les vingt-quatre heures de l'arrestation, les motifs de leurs mandats d'arrêt, ainsi que les pièces et renseignements qu'ils se seront procurés sur le compte des individus arrêtés.

L'exécution de la loi du 21 messidor, relative aux laboureurs, manouvriers, moissonneurs, etc., est conGée aux comités révolutionnaires établis par le présent décret : en conséquence, ils procéderont séparément, et sans le concours d'aucun autre comité, h. l'exécution de ladite loi , chacun dans l'arrondissement qui leur est déterminé.

Il y a dans la commune de Paris douze comités révolutionnaires ; l'arrondissement de chacun de ces comités comprend quatre sections, savoir :

Premier comité, tient ses séances dans le local actuel des Tuileries.

Sections. Citoyeoi.

Sections. Citoyens

, ^, Marais.

LeiChamp.- Leva»se«r.

^'i"'" Marchand.

( Petit.

La République, j Beros.

( Peteslard.

/ Uothclin.

Prevel.

Les Piques. j Dutocq.

Les Tuileries.

Guidamour.

( Raimbaud l'aîné.

Maubert.

Detixième comité, tient ses séances sur la section Le Peletier.

Faubourg Uon.. ^Z'"' """•"•'• ( Provost.

i BnfTë.

Mont Blane. | Le Peletier.

( Desmazaux.

Blondel.

/ Surreau.

La Montagne, Scrive.

Le Peletier. j Barrois.

Louve.

( Jonrdan.

Troisième comité, tient ses séi

tnees sur la section de Brutus.

t Moutin.

1 Pellct.

Contrat social. Régnier.

Poissonnihre.

Lacoste.

Giraud.

/ Détant.

Brutus. 1 Lambert.

! Leroattre.

/ Piqne.

Guillaume Tell, i Cornu.

Quatrième comité, tient ses séances dans le local où se tenait la section

de la Halle au blé.

Les Gardes françaises.

Les Marchés.

Houssemain.

Buisson l'aîné.

Arson.

Martin.

Songeron.

Sevret.

Marsillac.

La Halle au blé. \ Lefebvre.

Leguay.

Billet.

Muséum. l Charpentier fils.

( Morean.

Cinquième comité, tient ses séances sur la section de Bonne- MouveUe.

Bon-Conseil.

Andruette Bonne- Nouvelle. \ Ravizon.

OlUvier.

Lesueur.

Delormel.

Fouquet.

Faubourg du Nord.

Bondi.

Gaultier.

Leaurcle.

Yardin.

Guillon.

Paris.

Braiier.

Sixième comité, tient ses séances sur la section des GramlUers.

Le Temple.

Marvillier.

Petit.

Philippes.

Golvin.

Lequin.

Pétrel.

Amis de la Patrie.

Colom.

Pretrel.

Avril.

Demeures.

Denevers.

Lamarlière.

Septième comité, tient ses séances sur la section de V Homme armé,

Sectiont. Citoyens.

Vivien.

Godard.

Dcsgruuards.

Lcbel.

Huuet père.

Maillet.

iectiont.

Citofeni

r Millet.

Réunion.

Buffaut.

Poupart.

Le Duc.

mmearmè.

Grenon.

Couturier.

Droits de r Homme.

Les Arcis.

Huitième comité , tient ses séances rue Amelot, porte Amelot.

Dnlac.

fCoutier père.

Lottin fils.

Humblet.

/ Sallambier.

iuisibilité. j Âuro.

( Thermillier.

Popincourt. Bailly.

Douin.

Louis lufret.

Tinard.

Mercier.

Neuvième comité, tient ses séances sur la section de la Fidélité.

L'Arsenal.

Fraternité.

Fidélité.

Quenet.

Fauconnier.

Léger.

Meissonnier.

Bouquet.

Fabie.

La au.

Toulouie.

Lefebvre.

Jacquin.

Gamier.

Thirel.

Roussel.

:ième comité , tient ses séances sur la section de la Fontaine de Grenelle.

L'Unité.

'fontaine Grenelle.

Ghoquet.

Pierrelot.

Roux.

I Guidon.

} Leviel. ( Oiagnan.

Bonnet rouge.

Les Invalides.

Beau.

Huette.

Bourest.

Perrault.

Bouet.

Gavau.

Onzième comité, tient ses séances sur la section de Marat.

Simon.

Ihaslier. \ Rouverel.

Perinet fils.

Gastebois.

us Scœvola. \ Rançon.

Bourgouin.

Marat.

Révolutionnaire .

/ Guesprëau.

j Duprë.

( Rongevin.

Duhautpas.

Julliot le jeune.

Desvois.

huzième comité ^ tient ses séances sur la section du Panthéon français

Finistère.

Cochet.

ans-culottes. | Eynaud.

Paillette

Giroust.

servatoire. { Joubert.

Jacquet.

Panthéon.

Rolland Huguet.

Gabriel Thoin.

Gerin jeune.

Colas.

Journault.

Fessard.

«n DOcruEXTS

htériemr du Ccrmiié dé salmi pmhiic eide sûrtté gêiûrale.

• L'histoire romaine nons représente le Tnomnraf rasseoiUé dis une petite île , et arec le st|iet marqnant les cîtoyeas doit le bm derait être fur la liste des proscriptions. I^ Conrentioa nationale de France offrit pendant dix-hoit mois nn spectacle bien pins réToltML Son Comité de saint publie s^élait installé dans les petits appuiemenb dn Roi , an palais des Tuileries. De nombreux corps de gude , tant do côté do jardin que do côté de la cour des Princes, aimonçaieiit le séjour du despotisme le plus ombrageux. Il était permis à peioe de fixer on moment les yeux sur les fenêtres de ce comité, comme jadis sur celles de la Bastille. Une foule de bureaux occnp&ieDt la seconde enceinte, et la plupart des esclaves qui en ^usaient le service en tremblant, portaient sur leur physionomie l'empreinte de l'effroi on de la basse adulation. Jour et nuit, des canons, mèche allumée, placés aux portes extérieures, ne laissaient aucun doote sur le caractère des tyrans qui s'environnaient ainsi d'une ceinture d'airain. Des familiers au regard sinistre , qui ressemblaient aux moets de la cour ottomane, veillaient aux entrées immédiates, et exécotaicnt de point en point les instructions secrètes qu'on leur avait données.

Pour parvenir aux antichambres, il fallait errer à tâtons dans oi long corridor, éclairé d'une faible lampe à chaque extrémité. Tontes les avenues du Comité de salut public étaient sombres, tristes, sévères, et faisaient contraste avec les salons où s'assemblaient les décemvirs. Celui qui obtenait la faveur d'être admis en leur présence était ébloui de ce changement subit. Les moelleux tapis des Gobelim en recouvraient le parquet. Le marbre, les bronzes dorés et les glaces brillaient de toutes parts ; de belles pendules , de fastueuses girandoles garnissaient les cheminées. Dans ces antres, de riches fauteuils, de voluptueux canapés servaient à l'usage de ces républicains qui affichaient en public les mœurs et le langage des Lacédémonicns. i)ans de petits cabinets, on entrevoyait des buffets toujoon bien garnis de ce qu'il y avait de plus recherché en comestibles, afii que les membres du Comité trouvassent à satisfaire leur appétit sui être obligés de sortir. •

Autour d'une grande table ovale , recouverte d'un tapis vert et chargée de monceaux d'arrêts de mort en blanc , se rangeaient \»

décemvirs , pour balancer dans leurs mains impures les destinées de la France et de l'Europe.

Le Comité était permanent : Billaud , Collot , ou Barère , rarement Robespierre, étaient toujours là à monter la garde, c'est-à-dire, il y avait toujours un membre pour répondre à tout , et ne pas laisser le crime un seul instant oisif. Les décemvirs ne se rassemblaient tous que sur les dix heures du soir. Ils arrivaient là, non pas précisément ivres, mais poussés de vin et de bonne chère, échauffés par les liqueurs : c'était leur état habituel et conforme aux mesures qu'ils prenaient pour l'ordinaire.

C'est dans ces moments qu'ils intimaient leurs ordres secrets aux scélérats en chef qui avaient leur confiance. C'est là que le général Rossignol alla prendre le plan de l'embrasement de la Vendée ; c'est là que Carrier organisa les noyades de Nantes. C'est là aussi que les décemvirs se moquaient du genre humain ; c'est là qu'un Couthon disait en riant, avant de partir pour Lyon : a Je n'ai plus que la tête « et le tronc, eh bien, c'est pourtant moi qui vais donner le premier « coup de marteau à la seconde ville de l'Empire français , pour la « démolir. >

C'est là qu'on organisait les conspirations des prisons , et qu'on rédigeait ce plan de dépopulation réalisé pendant quinze mois. Une carte de la France était sans cesse déployée sous les yeux des décemvirs, ainsi qu'un tableau de la population de chaque commune ; là on décimait les villes et les hameaux. Il nous faut tant de têtes dans tel département.

C'est là directement que tous les comités révolutionnaires de France correspondaient, et renvoyaient ou apportaient leurs feuilles d'expéditions. Les membres de ces comités venaient humblement prendre le mot d'ordre, ou bien donner des renseignements précieux.

C'est là aussi que les autres députés de la Convention venaient briguer, mendier des missions dans les départements. Poultier avoue que ses collègues faisaient souvent antichambre , et se tenaient respectueusement sur le passage de Robespierre, pour obtenir de lui en passant un coup d'œil de faveur, et pour demander de l'emploi. Ainsi donc, de l'aveu même des conventionnels, eux-imêmes sollicitèrent la grâce d'être envoyés pour ensanglanter les diverses parties de la République , au nom du Comité. Ils allaient recevoir l'accolade et se faire recevoir proconsuls, bourreaux. Toutes les calamités de la France, tous les crimes de la Révolution, sortaient du salon du Comité de salut public.

Si les murailles avaient des oreilles et pouvaient parler, que d'horribles blasphèmes contre l'humanité elles ont entendus ! Qu'il eût été curieux de voir. Barère et Collot, d'un trait de plume, massacrer la

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population d'une province entière ! Les décemvirs ressemblaient à une compagnie de bouchers, propriétaires d^un troupeau de viDgt-cii{ millions de têtes. Tordons, écorchons, mangeons, se disaient-ils eotie eux, le peuple saisi de terreur se laissera faire.

a Le peuple est ici-bas pour nos menus plaisirs. »

Quand Robespierre assistait aux délibérations , elles prenaient nue teinte plus rembrunie ; on riait moins , on y faisait le mal moiti gaiement.

Comme ces membres du Comité de salut public se moquaient ée ceux de la Convention qui faisaient antichambre à leur porte et men* diaient Tinsigne faveur d'obtenir une courte audience ! Toute la représentation nationale était comprise dans l'antre décemviral. Guerre et finances, toutes les lois, toutes les mesures émanaient de là. JjaCo** vention n'était que la place publique où on les proclamait. Les sept cent quarante membres de l'Assemblée nationale n^étaient que des cot porteurs à qui on venait , chaque décade , intimer et distribuer def décrets pour être publiés et mis à exécution.

Outre les canons dont il se faisait investir, le Comité de sikit public avait dans les caves et souterrains du château des Tnileriei une artillerie non moins redoutable : nous entendons parler d'uc typographie complète , où l'on imprimait , la nuit plus encore que le jour, les rapports , les arrêtés et les décrets révolutionnaires avec lesquels on foudroyait toute la France.

Les autres issues, les couloirs, les salles, étaient le plus sonvoit encombrés par des monceaux de paquets et d'objets de tout- genre capturés dans diverses expéditions ; ce qui faisait ressembler le Gomiti de salut public et de sûreté générale à un mont-de^piété , on plntAI à une caverne de brigands , remplie de butin que- la bande se partegeait avec ses agents couchés sur des matelas épars çà et là.

Pour compléter l'illusion , les membres du Comité , ainsi qoe b plupart de leurs comimis, affectaient un costume sale , et des cheveu noirs et gras. Barère lui-même avait le plus souvent la crinière atti> chée avec une ficelle. Robespierre seul gardait un maintien plus résené et une mise plus propre.

Cette absence de toilette n'empêchait pas les filles de l'Opért (fe venir solliciter elles-mêmes , car le Comité se mêlait de tout. IHMtf jouer une pièce nouvelle, sur tous les théâtres, il fallait avoir Tagrément de Barère. Un jour qu'il se refusait à la représentation d'u drame lyrique , poussé au pied du mur par les raisons convaincantei de l'auteur, il termina la scène par dire : i Que voulez-vous, j'ei conviens, mais Robespierre ne le veut pas. v

Le Comité de sûreté (générale était plus bruyant, attirait plus de inonde. Assiégé jour et nuit par des familles en larmes, il les repoussait toutes avec la dureté et l'impolitesse des tyrans subalternes. On savait qu'il ne s'y faisait rien avant d'avoir été demander l'agrément du Comité de salut public. On ignore tout ce qui s'y passait : que de sacrifices d'argent et même de vertu s'y faisaient pour racheter des victimes ! C'était un trafic atroce , infâme tout à la fois.

Le Comité de sûreté générale était le centre où venaient aboutir tous les comités révolutionnaires de France. Un membre du Comité

de sûreté générale dit assez haut pour être entendu : « F ,

eîtoyens, vous n'y allez pas rondement : quoi ! en quinze jours , rieii que cinquante-quatre arrestations ! Que foutimassez-vous donc ?» Il ajouta : a Si les autres comités révolutionnaires se conduisaient tous

avec cette mollesse, les aristocrates auraient beau jeu d Richelieu,

dans un des plus beaux jours de sa Ij^rannie , ne fit pas trembler la France entière comme un seul des membres de ce comité.

Environnés de figures patibulaires, hérissés de baïonnettes, il fallait franchir cinq ou six guichets pour parvenir à la porte du cabinet redoutable qui ouvrait à volonté ou fermait les millions de nouvelles bastilles. Des architectes n'étaient occupés qu'à présenter des plans et devis pour de nouvelles maisons d'arrêt. Quels souvenirs tout cela rappelle !

Après le 9 thermidor, car avant on ne se serait pas permis pareille témérité, un bon citoyen s'avisa de demander à Lavicomterie, membre du Comité de sûreté générale : < Comment se fait-il que vous vous soyez envoyés réciproquement à la guillotine, et que vous y ayez entraîné des milliers d'individus ? — Ma foi , répondit Lavicomterie avec ingénuité, Robespierre avait un tel empire sur ses collègues, que moi, en mon particulier, j'hésitais pour me rendre aux assemblées qui réunissaient le Comité de salut public et de sûreté générale : plusieurs fois même je me suis absenté, dans la crainte de me trouver avec Robespierre. Un jour, nous fûmes convoqués pour entendre un rapport , sans nous dire sur quelle matière. Nous voilà tous réunis, le Comité de salut public, de sûreté générale et de législation. Saint-Just tire de sa poche des papiers ; quelle est notre surprise d'entendre le rapport contre Danton, Camille et autres, pour les mettre en arrestation ! Le discours était si séduisant , Saint-Just le

débita avec tant d'âme ! Après la lecture on demanda s'il y avait

quelques membres qui voulussent parler. (Non ! non !) L'on mit aux voix, elles furent unanimes : il fut arrêté qu'ils seraient tous mis en arrestation. « Hélas ! c'est ainsi que ces tyrans lâches ont envoyé à la mort des milliers de victimes. « Mais à la bonne heure, lui répliqua le bon citoyen, vous pouviez vous guillotiner les uns les

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autres ; mais encore une fois , pourquoi détroire la moitié de li population et incarcérer l'autre ? » Lavicomterie ne répliqua que d'une manière évasive; pourtant il ajouta : t Bon patriote, c'est à moi que vous avez l'obligation de n'avoir pas été arrêté, car plus de trente fois l'on a proposé de lancer un mandat d'arrêt contre vous. — lilais pourquoi ? — Parce que vous aviez changé vos principes, parce que vous n'avez pas craint de parler mal des Montagnards et des Jacobins. »

Qu'on juge du reste par cet échantillon ! \os arrière-neveux refoseront de croire que vingt-cinq millions d'honomes se laissèrent dépouiller, incarcérer, guillotiner par une poignée de misénblei réunis en comité de salut public et de sûreté générale. •

Louis Prudhomme, Histoire générale et impartiale des erreurs, des fautes et des crimes commis pendant k Révolution française . Tome V, page 107 à 117.

Méfnoires des médicaments fournis au Temple pendant le mois de may, pour Marie Antoinette, ses enfants et sa sœure, par U citoyen Robert apothicaire authorisé par la Commune et par Us ordonnances du citoyen docteur Thierry,

Pour Marie-Antoinette :

1793. Mai l^'''. Un bouillon' medecinale fait au bain marie composé

de veau, poulet et plantes diverses 5^^

% 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Chaque jour le même

bouillon réitéré 45^^

Plus une boette de gomme pectorale 3

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