PRÉFACE
Nous entreprenons aujourd'hui la publication d'uûe troisième éditiOû de la plaidoirie prononcée par Jules Favre, devant les première et troisième Chambres réunies de la Cour d'Appel de Paris, dans les audiences des 6, 7, 18 et 14 février 1874, ainsi que des conclusions additionnelles déposées à la barre de la Cour, quelques jours plus tard, le 90 février ; puis, faisant suite, la note en réponse aux conclusions du Ministère public, distribuée à tous les membres de la Cour d'Appel, le 24 février suivant ; enfin l'arrêt prononcé par M. le premier Président Gilardin, en audience solennelle, le vendredi, 38 février.
Depuis la première reproduction de cette magni« fique plaidoirie^ d'autres publications relatives à la cause défendue par l'illustre avocat ont vu succès^ sivement le jour : les unes se rapportant à des faits spéciaux de cette intéressante cause ; les autres, réunissant dans des travaux d'ensemble les preuves les plus importantes et les considérations spéciales qui en établissent Tinébranlable solidité.
Nous ne pouvons donner ici la liste de toutes ces. publications; nous rappelons simplement les principales.
Parmi celles qui consignent certains faits spéciaux, il convient de mentionner :
U Appel à la Conscience publiqile, du comte Gruau de la Barre, qui réfute le réquisitoire prononcé en 1874 par M. l'avocat général Benoist ;
Un crime politique, par M. Otto Friedrichs ;
Le frère de la duchesse d'Angoulême, par M. Henri Desportes ; et les derniers chapitres du Cabinet noir de M. le comte d'Hérisson.
Parmi les travaux d'ensemble, il y a lieu de citer, en suivant la date de leur publication :
La survivance du Roi-Martyr, publiée à Toulouse, qui sonna Theure du réveil de la cause et obtint, à son apparition, un magnifique succès ;
Les quatre années de la Légitimité historique, qui forment un monument à la fois admirable et indestructible élevé à la défense des droits des descendants du roi Louis XVI ;
Et, enfin, le dernier Roi légitime de France, de M. Henri Provins. Les deux volumes de M. Provins complètent la plaidoirie de 1874. La plupart des grands journaux et des publications bi-mensuelles de Paris ont rendu hommage à la conscience et à la sincérité qui ont présidé à ce travail ; nous croyons inutile d'en donner la liste complète. Nous nous bornons à en citer quelques-uns pour certifier, d'une manière incontestable, des progrès réalisés par la thèse soutenue en 1874 par M. Jules Favre : Journal
des Débats du 22 mai 1889 ; le Figaro du 18 avril ; le Matin et la Patrie du 23 avril ; f Evénement du 24 avril ; le Gil Blas du 3 mai ; le Télégraphe et le Soir du 24 mai ; la Justice du 21 avril ; le Public et le Voltaire du 16 août ; la Nouvelle Revue du 15 mai ; le Livre du 10 juin ; la Revue bleue du 1^^ juillet ; la Revue de la France moderne de mai; la Revue Britannique, avril et août 1889, etc., etc.
Ceux de nos lecteurs que la plaidoirie de Jules Favre ne fixerait pas d'une manière définitive sur les deux points de l'évasion de la Tour du Temple et de Fidentité de Louis XVII avec le personnage affublé du nom de Naundorflf par la Raison d'Etat, liront avec intérêt ces divers ouvrages. Ils sont mis en vente dans les bureaux du journal La Légitimité, 49, rue Calvé, à Bordeaux.