‹ Louise d'Esparbès, comtesse de PolastronChapitre 14 sur 126 · Archives d'Agen, fouds de Raymond · texte numérisé non relu

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22 LES REINES DE l'ÉMIGRATION.

taut dans ses Mémoires', « en parla avec une « grâce si parfaite à M. d'Esparbès, qu'il accepta « sans peine tout ce que la duchesse voulut, proa mettant même le consentement de sa fille.

« Il fut convenu que le vicomte de Polastron- « serait présenté à M'"" d'Esparbès par la duchesse (( de Polignac, qui vint au couvent pour Tentre- « vue. Louise n'osa lever les yeux sur son préce tendu, qui, lui aussi, se garda bien de lui parler,. « et la duchesse, avec un délicieux sourire, dit : <( — A présentquetout est convenu, que les jeunes « gens se plaisent, il faut s'occuper des préparatifs « du mariage; il se fera à Versailles; j'ai obtenu « une place de dame du palais de la Reine pour ma « charmante belle-sœur, un logement au château ; (( nous ne nous quitterons pas; elle sera non seu- « lement une sœur, mais une fille chérie; j'aime à « penser que, près de nous, elle se trouvera « heureuse. »

M. d'Esparbès se serait bien gardé d'en douter.

Peut-être est-il permis de ne pas prendre au pied de la lettre le piquant récit de M"" de Gontaut, et il est vraisemblable que le mariage fut conclu avec moins de hâte et aussi moins de légèreté de part

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