‹ Louise de Coligny princesse d'Orange (volume 3)Chapitre 40 sur 55 · NV · texte numérisé non relu

NV

Lettre de la duchesse de Bouillon à sa sœur Brabantine, datée de Saumur, au début d'août 1603.

(Archives de M. le duc de la Trémoille.)

«Chère sœur, serait inutilement que j'entreprendrais de vous «dire le regret que j'ay de vous avoir laissée, n'estant en ,mon «pouvoir de vous en exprimer une des moindres parties. Vous «n’en doubtez point aussy, je m’asseure, ma bonne sœur. Dieu «nous suscitera, s’il luy plaist, un moien de nous rapprocher; «je l'en supplye, de tout mon cœur.

«Pour obéir à vostre cher Monsieur et à vous, je vous rendrai «compte de ce quy m'a esté dict icy. La veille que j'ay faicte «jusqu'a minuit m'excusera, sil vous plaist, de ce que Je «n’escris qu’à vous, à quy je crains moins de faire un coq-à-

«Fâne.

«Je commencerai par l'heure de mon arrivée icy, qui a esté

«sur les sept heures du soir, et, à huict, l’on s’est mis à table, «d’où l’on ne s’est point levé, que l’on ne m'’ait menée à ma «chambre.

« Les discours ont esté presque tous particulier de l'affaire de «mon Monsieur, et les conseils presque tous semblables à ceulx «que m'a donné le vostre. L'on n’y a pas mélé les affaires «publiques, bien que j'y aye tasché. L'on conseille bien d’en- «voyer au synode, afin de rendre les églises bien informées de «linnocence de Monsieur mon mari, sans manifeste toutefois, «si ce n’est que l’on ait annoncé toute sorte de rigueurs. Lors cils l’approuvent et le sujet qu'ils ne prendront savoir pour «répondre à l’ajournement personnel qui luy sera donné, en «faisant voir les justes raisons que l’on a de n’y obéir pas, ils «trouvent fort à propos sa demeure à Sedan. .....En me parlant «de luy il ne m'a dit rien de plus particulier, sinon qu'il «estoit résolu en de fort bonnes choses, et en bon chemin.

Qi m'a dit Putilité qu'il croit que l’on retirera du synode «national.

«Il m'a confirmé qu'il croit inutile toute sorte de suppli- «cations vers le roy, pour son regard; mais 1l croit qu'elles se «font d’ailleurs avec fruit, estant le vray moyen d’assurer ceux «qui les font faire de l'innocence de celuy pour lequel ils «s’emploient. tn |

«Je ne sçay pas quel chemin je prendrai, ni la journée «de demain. M. Duplessis m'a promis d'y travailler sur le «matin. Si sçay-je bien que j’ay desjà ouy sonner une heure, et «que je me lèverai de grand matin. Je souhaite le temps aussy «favorable qu'aujourdhuy. Mon peut train se porte bien. Maon «m'a parlé vingt fois de petit papa, de grand maman, du petit «mari. J'ai bien du contentement qu’elle soit tant à vostre gré. «Je ne manquerai pas à vous mander de mes nouvelles soigneuse- «ment; faites-en de mesme, mon cœur, je te supplie, sans t'en «incommoder toutefois, car je t’aime mieux que moy-mêsme, «ma bonne sœur, et sçay que je dois plus à Monsieur vostre «mari qu’à personne du monde, après lé mien. Je luy en rendrai

«service, au péril de mille vies, sy j'en avais autant, car nulle «autre n’est, en comparaison de moy, sa servante. Mon cœur, «assurez-l'en bien, et m'excusez de ce que je ne luy ay pas «rendu tant de très honorables remercimens à quoy m’obligeait «tant d'honneur qu'il m'a faict. Adieu, mon cœur; il est temps «de dire bonsoir. Que je trouverai étrange, ceste nuit, de «n'ouir plus la voix de mon petit fils, que j'embrasse, et ma «chère nièce! J'aime tout cela comme mien, et vous, plus que «Moy; Mals, SI Vous m'aimez, gardez-vous bien, et bannissez «les tristesses, le plus que vous pourrez : je sçay le mal qu’elles «font, »

Ne VL

Advis des Mesdames les princesse d'Orange et duchesse de la Trémoïlle à Monsieur de Bouillon, à luy envoyé au mois de mars de l’année 1006. |

(Aubery Dumaurier, par Ouvré, Pièce justifie., no 2.)

«Vous n’ignorez pas l'exécution faite à Lymoges redondit «tellement sur vous, qu'elle ne soit comme le premier acte d’une «tragédie, delaquelle on vous fera jouer le principal personnage ; «eeux qui y ont esté justiciez, et vous mesme ayant recogneu «les avoir induicts à ce qui les a conduicts à ce point. La con- «fusion où vous estes entré, la demande par vous faicte d’une «grâce n'ayant retardé, ains plustost accéléré l’effect de telle «exécution, àlaquelle depuis encore on adjouste celle qui avoit «esté différée, sçavoir le rasement de leurs maisons.

«Il est donc trop palpable que l’amas de tels matériaux ne se «fait que pour en bastir vosire ruine; ce qui vous est constam- «ment exposé et qui doibt esclore au premier jour n’est pas «moindre que de faire tomber sur vous une ignominieuse con- «damnation, où ne sera pas seulement comprise la confiscation

LOUISE DE COLIGN Y. 361

«de vos biens, le rasement de vos maisons, la dégradation et la «privation de vos dignitez, mais le diffame sur vostre postérité. «Contre cela vous ne pourriez faire rempart que de vos «propres moyens, de support des églises de France, du secours «de vos alliés, et, tout au pis, d’un recours à la protection de «l'Espagne. . | | «Pour vos forces et moyens, on sait ce qui en est, soit par

« l'estat de vostre place, soit par la qualité et quantité de ceux «avec lesquels vous la pouvez défendre. On n’ignore pas aussi «que vous estant leur nouveau seigneur, eux, par conséquent «vos nouveaux subjects, devrez, en telle nécessité,. d'autant «moins espérer d'eux, qu'ils exposent à perdition leurs facultés «et personnes, pour conserver la vostre contre un tel assaillant, «et pour une cause qui en leur estant incognue, n'aydera pas «à renforcer leurs courages et à empescher, pour vous, la perte «de leurs vies.

«Quant aux églises , si vostre désastre avait ce bonheur, qu'en «vostre cause particulière la générale füst interessée, du moins €y aurait à espèrer, quelque jour, pour vous la mesme honorable «ressource qu'ont trouvée d’autres grands personnages acca- «blés, en hayne d’un party, par les violences et jJugemens «des temps rigoureux. Mais les églises ne peuvent recognoistre «ny allèguer aucun intérêt qui les touche, pour, en tel faict, CNY maintenant, ny à l'avenir, faire leur cause de la vostre. «C'est pourquoy il ne vous faut point repaistre de vagues «espèrances, de ce costé-là, aucontraire, argumenter que, Si, «lors mesme qu’il leur restait quelque opinion de vostre inno- «cence, elles n'ont crû devoir troubler leur repos en entre- «prenant d’intercèder pour le vostre, combien moins le feront- «elles maintenant, que vous-mesme avès recours à la demande «d’une abolition, et pour entreprises qui ne pouvaient sinon «interrompre la tranquillité dont elles jouissent.

«Pour le regard de vos alliez, leurs désunions et foiblesses «sont tellement cogneues, qu'avec tout subject 11z redoubteront «de prendre cause pour vous contre un tel adversaire, et pour «telle occasion qui, leur paroissant moins plausible et juste, «quand bien leurs moyens sufliraient à vous assister, 1ls se «laisseront plutost aller à la diminution d'amitié qui nait «ordinairement de la mauvaise fortune, et à se recognoistre «interessés en l'interêt de celuy qui vous poursuivra, que «d'autoriser avec leurs moyens et forces un exemple qu'ils «<appréhendaient estre imité contre eux par leurs propres «subjects. d:

«Reste la protection de l'Espagnol, à laquelle encores que «vous puissiés vous commettre, ce qui est du tout imaginaire, «sans vous rendre pour jamais exécrable à tous les gens de bien «de l’une et de l’autre religion, principalement à ceux de la «vostre, quelle seureté luy pouvez-vous donner ny prendre de «luy, pour le garder de se méfier continuellement de vous, et «vous, par conséquent, de languir et enfin honteusement périr «entre ses mains? d’ailleurs quelle récompense pourrez-vous «espèrer de luy, pour contre-peser les biens, dignitez et pen- «sions, que vous aurez pour jamais abandonnez en France, et «quelle autre asseurance pourra-t-il recevoir de vous, que de «vostre personne et de vostre place mesure, lesquelles ensemble «vous pourrez misérablement dire perdues, avec ce qui vous. «reste de réputation, dès lors que, par une résolution désespérée, «vous aurez voulu vous prostituer à luy, qui ne vous amorcera «jamais que pour vous engloutir, et ne vous embrassera que «pour vous estouffer? Les exemples ne nous défaudront pas «plus que les raisons, et nostre histoire nous en produiroit «d'assez récens, sous le règne de Louis Onzième, auquel fut «hivré son connétable par les plus capitaux ennemis de la cou- «ronne, entre lesquels ayant cuidé chercher la seureté de sa for-

«tune et de sa vie, il ny trouva que l’advancement de sa ruine «et de sa mort.

«SL pourtant vous prenez résolution de vous sauver ou de «périr avec vostre place, jugez à combien grand préjudice vous Ctournera chaque petit accident, vous ressouvenant que les «succès de la guerre dépendent principalement de la réputation, «laquelle venant à décliner par l'injustice d’une cause, décline «quant et quant la vertu des soldats et se diminue la foy des «peuples; joinct qu'entre les accidens qui peuvent naistre, à «vostre désadvantage, ne sera pas des moindres celuy de la «retraite du petit prince palatin, de Madame vostre femme et de «Messieurs vos enfans; n'estant raisonnable de les exposer aux «incommodités et périls d’un siège.

«Posons encore que tout cela n’ébranle point le courage des «vostres, si faudra-t-il qu'ils soient autres que françois, pour ne «craindre d’estre déclarez criminels et traictez comme tels, en «leurs personnes et biens, que peu voudront sacrifier par affection «qu’ils vous portent. Si ce sont gens qui n'ayent que perdre, «comme sont ceux appelés soldats de fortune, c'est non pour- «voir à son salut de s'appuyer sur la foy de tels gens.

«Avienne encore que vous puissiés vous garantir de toutes «ces craintes, Sy ne pouvez-vous éviter la nécessité, ou de vous «engager vous mesmes à ceste défence, ou de vous en fier à «quelque autre. Si vous.faictes le premier, vous vivrez privé de . «toute espérance de secours, sans lequel les meilleures places «ne sont-pas irréprochables, et ne serez en autre plus certaine «attente que de la dernière heure et du dernier morceau, par «conséquent aussi de la dernière désolation, ayant à subir abso- «lument la volonté d’un maistre victorieux.

«Si, pour éviter ces inconvéniens, vous en commettez la «charge à quelqu'un, quel garant aurez-vous de sa loyauté et «capacité, quelle assurance qu'il se veuille perdre pour vous.

«Et quand il pourra et voudra tout cela, quelle caution qu’une «charquebuzade, qu'une canonnade, qu'une fièvre ne le tue? ce «qu'advenant, qui lui succèdera au gouvernail de cette barque «agitée de vents si forts et contraires, en une mer si courroucée? «Et, à la fin de tout cela, quelle chose plus certaine que le «naufrage ?

«Arrivant ce comble de malheur, que Dieu destourne, quelle «se trouveroit puis après la condition d’une femme et de quatre «petits enfans, elle sans mari, eux sans père, pour leur pour- «voir, sans place pour les couvrir, sans revenu pour les nourrir, «réduits, en somme, à vivre de la pitié d'autrui? Ceux qui se «promettent beaucoup de la compagnie de leurs proches ne «savent pas combien soudainement leurs larmes sont taries, «leurs libéralités épuisées, et combien peu de personnes ayment «longtemps ce qui leur est en charge.

«Pour bien délibérer là dessus, ne consultez point vostre «dépit, ny la mémoire de vostre condition précédente, et, s’il «vous est impossible de l'oublier du tout, aumoins ne vous en «souvenez pas trop. Ne regardez point aussi comme impugnables «ces grands bastions à l’entour de vous; séquestrez vos sens «delà, pour quelques heures, et ne pensez qu’à conjurer ceste «tempeste par tous les expédiens que l'amour, sinon de vous «mesme, du moins des vostres, vous pourra suggérer, ne jetant «pas, comme on dit, le manche après la cognée.

«Nous n’estimons pas que vous ignoriez la particulière : «seureté que le roy veut de vous, qui est, en somme, de mettre «un gouverneur de la religion, son serviteur, dans Sedan; et «c’est à vous d’aviser, comme, en ce péril, nous croyons que «vous le devez faire, si vous envoyerez en faire l'offre à Sa «Majesté. Sur ce subject, faudroit escrire de très humbles «lettres et les faire suivre de leurs effects; escrivant semblable- «ment à Messieurs de Sillery, de Villeroy, et de Rosny, par

«l'entremise desquels on obtiendra les seuretés qui vous sont «nécessaires, Après quoy, n’y a doubte, qu’en toute confiance «vous ne puissiez et deviez l'avoir. Que si vous pouvez prendre «encore vostre mire plus haut et vous résoudre, sans offrir «Sedan, de venir trouver le roy, sur l'assurance qu'il vous «réitèrerait de le pouvoir seurement, pour vous confesser vous «mesme à luy et recevoir sa grâce, en la forme qu’il vous la «feroit, il faudroit que vous luy escrivissiez avoir ce dessein. «Nous ne pouvons douter que la parole de Sa Majesté, en ce «qui sera de vostre salut, ne demeure inviolable, et que le «tesmoignage de vous y estre totalement fié, Joint aux satis- «factions que vous mesme, en présence, luy sçaurez mieux «donner, luy tiendront lieu de toutes les cautions, qu’en vostre «absence, il demande de vous. |

QI n'y a pas longtemps que vous estiez autant eslongné de «luy demander grâce, que, à ceste heure, vous le pourriez estre «de luy bailler Sedan, ou de le venir trouver vous mesme. N'at- «tendez pas à faire l’un de ces deux comme vous avez faict «cestuy-là, à contre-temps et à l'extrémité de penser d'en perdre «le fruict, en le faisant de mauvaise grâce et trop tard. Ne croyez «pas que vous et vostre place soyiez tellement considérables, «que l’on craigne de vous presser jusqu’à vous mettre en déses- «poir; car on a tellement vù que toutes les branches où vous «aviez cuidé vous prendre se sont rompues entre vos mains, «et Si bien pourveu de coupper toutes les autres ou vous eus- «siez pû vous attacher, que désormais vous ne devez cercher «ny ne pouvez trouver salut, qu'en embrassant le gros de «l’œuvre. Et, quand bien vous seriez fort, encore devriez-vous «justement redouter que le dire commun ne se vérifie, à vos «dépens : qu’un Seigneur, avec de la paille, peut briser son « vassal d’acier. Ayez peur que, pensant encore capituler avec «luy, il ne vous donne la mesme réponse que fit autrefois un

«grand capitaine à ceux de Messine qui ne demandèrent à «traicter, qu'après le voir armé contre eux : 1l n'est plus temps «d’articuler des conditions à ceux qui m'ont contraint de «reprendre mon espée. » |

Ne VII.

Lettre dE la oise de Bouillon à La chasse de 5 Trémoïlle.

9 novembre 1607.

(Archives de M. le duc de la Trémoille.)

«Chère Madame, je me réjouis bien fort den one de la «Saint-Martin, pour ce que c’est le terme, ce me semble, que «vous avez pris pour vous trouver à Paris il est vray que je «n’y suis plus, mon cœur, mais à Fontainebleau, depuis douze «jours : c'est bien du temps, et sans vous avoir escrit, je l’avoue, «mais je me promettois d’avoir de vos lettres; c'est la cause de «ce retardement et aussy que je sçay que vous estes une bonne «sœur; que vous ne voulez pas que je m’incommode.

« Vous sçavez la vye qu'il faut faire icy, et espèrant que ce «n’est pas pour longtemps, je m'y sens plus sujette; de façon «que je me couche bien tard. Jai soupé à neuf et dix heures, «et par conséquent je dine à une et à deux. | «La royne se porte extrêmement bien. Elle me fait l'honneur «de me faire bonne chère; et hier au soir, que je me trouvais «seule avec Madame de Guercheville, je l’ouis parler assez libre- «ment, de quoy, je vous le diray. Quand j'arrivai icy, il n'y «avait de présente que Madame la princesse de Conty. À ceste «heure, Madame la princesse et Madame la comtesse de Sois- «sons y sont; ceste dernière, que depuis hier. Je l'ay veue en : «sa chambre, ce matin, et, toute ceste après disnée, chez la «royne. Elle a fort parlé à moy et de vous, qu'elle aime bien «fort, ce dit-elle. Je l’ay trouvée un peu changée. Madame la

«comtesse de Moret est icy, qui m'est venue voir en ma «chambre; je n'ay pas encore esté en la sienne, mais je croy «qu'il faut passer par là. Elle a icy son fils depuis hier, que «chacun va voir; il faut faire ce trait de cour, par imitation et «non pas par plaisir. L'on vient de me venir quérir pour l'aller «voir chez la royne, mais j aÿ fait dire que j'estois deshabillée. «J’ayme bien mieux vous entretenir, mon cœur, que d'y ailer. «Geste comtesse de Moret ne se fait guère aymer. Madame la «princesse luy veut grand mal. La royne a senty Son enfant, il «y a cinq ou six jours. C’est une bonne princesse : Dieu nous la «conserve! | |

QI faut vous parler de mes enfans et vous dire que je meurs «d'envie de voir Frédéric: l’on m'en mande des nouvelles. Il «commence à escrire; 1l va à la main. Pour celuy-là ce n’est «rien de nouveau; car, sans sa maladye, je me promettois bien «quy n’eust pas tant mis. Il faut vous dire comme j'ay gou- «verné trois jours Madamoyselle vostre fille. Madame ma belle- «mère estoit chez Madame de Rizé. C’est le plus admirable petit «bec que j'ay jamais veu. Je ne l’ay pas trouvée opiniastre, «comme l’on me l’avoit dict, mais bien sage; je vous le dis «sans flatterie. Je vous envoye des lettres de la bonne princesse. «J’ay laissé mes filles à Paris; qui me donne bien envye d'y «retourner. Sy je vous y sçavais, je mourrois de desplaisir «d’estre icy, où leurs majestés se plaisent si fort, que l’on ne «parle pas d'en bouger. Je vous croy près de Messieurs vos «enfans, si vous n’estes delà par les chemins. Adieu chère Ma- «dame, mon cœur; Dieu vous veuille conduyre icy, en la santé «que vous desyre ta sœur et ta servante très fidèle. Bonsoir; «je suis toute à vous.

«A Fontainebleau, ce 8 novembre 1607.

Page 1