‹ Louise de Lignerolles, drame en cinq actes et en proseChapitre 10 sur 62 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LOUISE, MARIE

MARIE

Ah ! quel bonheur! il est parti. Eh bien ! ce portefeuille ?

LOUISE

Plus tard, ma fille, plus tard; il est des choses dont il ne faut pas parler après un entretien frivole.

MARIE

Je t'en prie , montre-moi le portefeuille.

LOUISE

Tu le veux , Marie , eh bien ! regarde-le avec respect et sois recueillie comme au moment où tu fais ta prière. Sais-tu ce qu'il y a dans ce portefeuille ?

MARIE

Non.

LOUISE

Une lettre de ta grand'mère , et cette lettre est pour toi.

MARIE

Pour moi ?

ego

LOUISE

Oui : ma mère t'a écrit avant de rnouiir ! tu vois : « A ma petite fille Marie ! »

MARIE

Oh ! donne-moi cette lettre.

loulsi;.

Tu ne pourrais pas la lire, mon enfant : tu ne lis que ce qui est imprimé...

MARIE

Eh bien ! lis-la-moi.

LOUISE

Non , il faut que cette lettre soit pour toi une récompense :... quand tu seras assez savante, nous irons un matin ensemble au fond du parc , près du tombeau de notre mère, et , là , tu me liras cette sainte lettre.

MARIE

Mère , ce sera bientôt.

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