‹ Louise de Lignerolles, drame en cinq actes et en proseChapitre 47 sur 62 · LE JUGE · texte numérisé non relu

LE JUGE

Et faute par monsieur de Lignerolles de nous remettre la dame de Givry, en vertu de notre pouvoir, nous ferons faire une descente dans sa maison... Ainsi , monsieur , obéissez.

HENRI

Jamais ! jamais ! cette femme n'est pas ici. Vous n'avez pas le droit d'entrer de force dans ma maison... Je refuse.

le juge.

Vous vous trompez, monsieur, et la résistance serait vaine. Épargnez-nous donc une violence inutile et veuillez nous guider.

HENRI

Oh! le déshonneur partout! (Regardant Louise en froissant la lettre et la clef qu'il a à la main. ) Mon Dieu! un dernier espoir! (Au juge. ) Je suis à VOUS, monsieur. (Il s'approebe du fauteuil où Louise est tombée anéantie près de la table, et en posant près d'elle la clef et la lettre, il dit à voix basse , mais de manière à être entendu d'elle. ) Elle est là ! mon domestique l'attend. Cette clef! cette lettre ! et elle serait sauvée ! ( Il regarde quelques instants Louise qui a relevé la tête; puis se tournant vers le juge.) Marchons, monsieur.

(Il sort suivi du juge de paix et de M. de Givry. — Lagrangc est sorti depuis quelques instants. )

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