‹ Louise de Lignerolles, drame en cinq actes et en proseChapitre 60 sur 62 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

Pardon, monsieur... un homme à cheval apporte cette lettre pour M. de Givry : on l'a envoyé du château de Miré; il dit que c'est très important.

M. DE GIVRY, lisant la lettre.

Ah!... ah!

LAGRANGE

Qu'y a-t-il?...

M. DE GIVRY, à Lagrange.

Lisez , monsieur, lisez tout haut ; cet homme comprendra peut-être enfin ce qu'il est.

HENRI

Je tremble !

LAGRANGE

Elle est du prince de Miré... (Lisant.) « Mon « ami , un malheur affreux vient de nous frap- «< per ! Hier, madame de Givry , en s'échap- « pant de Lignerolles , s'est réfugiée au châ- « teaudeBeaumont ; mais, bouleversée par tant « de secousses , dévorée par la crainte , par la « honte, par le repentir, elle a perdu la rai- « son. »

HENRI

Ah! grand Dieu !

M. DE GIVRY, s'élançant à lui et le prenant par une main.

Entendez-vous, monsieur... entendez-vous?...

( Henri fait un mouvement , Lagrange lui saisit l'autre

main.)

M. DE GIVRY

Vous voici entre vos deux juges.

LAGRANGE

Entre les deux hommes qui représentent vos victimes.

HENRI

Laissez-moi !

LAGRAKGE.

Louise noble et dévouée!

M. DE GIVRY

Cécile belle et heureuse!

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