‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 1 sur 90 · MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS · texte numérisé non relu

MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS

RÜK VIVIENNE, 2 BIS

» Heprés«DUtion, reprodaction et traduction rêsenè^. »

A MA SIÉRE

A toi, chère et bonne mère,(|ui m’as fait ce que je suis, ce premier bonheur.

RAOUL BRAVARD.

Extrait du feuilleton du Journal des Débats du 22 septembre 4857.

L'Odéoo, qui s’était mis en quête d’une nonveauté, et qui avait oublié la très-aimable, ingénieuse et poétique tradurtion que &I. Alfred de Wailly, jeune homme, avait faite il y a vingt ans du drame de Schiller, a demandé à M. Raoul Bravard une intrigue, un amour, un Ferdinand, un Miller, une Louise Miller et le fameux suicide... Aussitôt M. Raoul Bravard s’est mis à l’œuvre. Il est dans l’àge heureux où l’on ne doute guère de son génie, et Ip voilà qui vous a mis en vers alexandrins, tout au moins, cette lamentable histoire ! Or, M. Bravard fait très-bien les vers : il tourne à son gré le vers tendre ou furieux; le vers terrible obéit à sa fantaisie; il ne redoute pas le vers sublime, et même il faut avouer qu’il en trouve avec une prodigalité insensée de ces vers tout à fait sublimes. Ça sonne et ça brille, ça roucoule et ça crie, et ça vous donne un frisson irrésistible! On dirait le tonnerre, on dirait une suite d’éclairs! Pas un moment de répit, pas un moment de sommeil; ces vers sublimes tombent sur vous comme autant d’élincelles électriques, et vous restez bouche béante à cette pluie, à celte averse de : « {lu'il mourût ! »

JÜLES JANIN.

Merci, Janin, vous êtes immensément riche, et vous faites uu noble emploi de votre richesse ; merci pour tous les pauvres à qui vous donnez.

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