VV U B M
Je ne vous retiens plus ! d’abord, je vous crus folle !.. Mais non, allez, je puis vous donner ma parole Que le prince est charmant, et qu’il vous recevra Parfaitement... Allez! il vous écoutera!..
Essuyez-vous les yeux, prenez votre voix douce.
Celle dont vous parlez au major !..
LOUISE s’arrête tout à coup.
11 m’y pousse !
Ah! qu'cst-cc donc encor! quelque malheur est là!
(a W’urni.)
Le duc m’écoutera... d’où savez-vous cela?..
(a part.)
Ce conseil doit cacher quelque Irame funeste.
WCRM.
Il VOUS écoutera... mais j'ignore le reste...
LOUISE
Le reste, quoi... parlez?..
WL'RM.
Ce qu’il exigera
Pour vous entendre !
Ah! bien!...
WURM.
La tête de Miller...
A quel prix il mettra
LOUISE
Quelle est cette folie?.
WURM.
Quand celle qui l’implore est, comme vous, jolie,
Et qu’elle a, comme vous, seize ans et de beaux yeux. Le marché se conclut rapidement.
LOUISE
Grands dieux !
WURM.
Le duc est connaisseur et vert-galant... j’espère Que vous ne trouvez pas que pour sauver un père Ce soit trop exiger...
LOUISE
Que le Dieu tout-puissant Te secoure, mon père l.Oii peut donner son sang. Mais on ne peut donner son âme !
WURM.
Le pauvre homme
— Louise m’a perdu, disait-il, mais, en somme,
Elle peut me sauver, elle me sauvera.
J’en suis sûr... je connais son cœur... quand il saura Ce que je souffre ici... Va, Wurm, qu’elle prononce S’il faut vivre ou mourir ! —
(Feignant Je parlir.)
Mais, j’ai votre réponse
Et cours la lui porter.
LOU ISE court après lui et le retient.
Demeurez ! demeurez !