FERDINAND, LOUISE
(Elle revient lentement en apportant la lumière ; elle la pose sur la table et se place du cité opposé au major, les jeux baissés vars U terre et jetaut de
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temps en temps, à la dérobée, un regard effrayé sur lui. Ferdinand, assis de l’autre côté, paraît prof'Hidément préoccupé. — Un long et profiiid silence précède celte scène.) • . '
LO Ut S K, éclate enliu en sanglots.
Oh ! malheur! oh, malheur! pour moi, tout est lini !
FEKDINAND, «ans otaanger d'attitude.
Cola peut être vrai !..
LOUISE, sans entendre et plus bas.
Dieu n'avait pas béni
Cet amour!
(Regardant Ferdinand.)
. Il se tait... et comme il paraît sombre I
FERDINAND
Vous ne me parlez pas, et vous restez dans l’ombre Approchez donc, Louise !..
LOUISE
Oli! monsieur Ferdinand,
De quoi parlerions-nous, tous les deux, maintenant?..
FERDINAND, à part.
— Maintenant!.. — mot glacé d’un cœur à l’agonie!
Pardon si je vous tiens si froide, compagnie...
Pourquoi restons-nous seuls?..
FERDINAND, «>60 un rire amer.
Oui, VOUS avez raison !
Appelez des voisins!., égayons la maison;
Mêlons de chantsjoyeux ce triste tète-à-tète.
Vengeons-nous de l’amour... enivrons-nous... c’est fête!
LOUISE
Vous semblez bien heureux !
FERDINAND, de même.
Heureux, en vérité :
Vivent ceux qui qui s’en vont le cœur plein de gaîté,
A l’amour éternel, les fous seuls peuvent croire.
Les fous sont des enfants sans cœur et sans mémoire I Qu’on cimente l’amour d’un serment solennel !
Qu’on jure de s’aimer d’un amour éternel !
Sottise!.. Un jour arrive où le serment s’oublie Où le cœur s’aperçoit de sa triste folie! ►
Eh bien!., j’en suis aussi... De roman en roman Courons, puisque le cœur aime le changement!