‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 86 sur 90 · FERDINAND, LOUISE · texte numérisé non relu

FERDINAND, LOUISE

(Elle revient lentement en apportant la lumière ; elle la pose sur la table et se place du cité opposé au major, les jeux baissés vars U terre et jetaut de

HO

temps en temps, à la dérobée, un regard effrayé sur lui. Ferdinand, assis de l’autre côté, paraît prof'Hidément préoccupé. — Un long et profiiid silence précède celte scène.) • . '

LO Ut S K, éclate enliu en sanglots.

Oh ! malheur! oh, malheur! pour moi, tout est lini !

FEKDINAND, «ans otaanger d'attitude.

Cola peut être vrai !..

LOUISE, sans entendre et plus bas.

Dieu n'avait pas béni

Cet amour!

(Regardant Ferdinand.)

. Il se tait... et comme il paraît sombre I

FERDINAND

Vous ne me parlez pas, et vous restez dans l’ombre Approchez donc, Louise !..

LOUISE

Oli! monsieur Ferdinand,

De quoi parlerions-nous, tous les deux, maintenant?..

FERDINAND, à part.

— Maintenant!.. — mot glacé d’un cœur à l’agonie!

Pardon si je vous tiens si froide, compagnie...

Pourquoi restons-nous seuls?..

FERDINAND, «>60 un rire amer.

Oui, VOUS avez raison !

Appelez des voisins!., égayons la maison;

Mêlons de chantsjoyeux ce triste tète-à-tète.

Vengeons-nous de l’amour... enivrons-nous... c’est fête!

LOUISE

Vous semblez bien heureux !

FERDINAND, de même.

Heureux, en vérité :

Vivent ceux qui qui s’en vont le cœur plein de gaîté,

A l’amour éternel, les fous seuls peuvent croire.

Les fous sont des enfants sans cœur et sans mémoire I Qu’on cimente l’amour d’un serment solennel !

Qu’on jure de s’aimer d’un amour éternel !

Sottise!.. Un jour arrive où le serment s’oublie Où le cœur s’aperçoit de sa triste folie! ►

Eh bien!., j’en suis aussi... De roman en roman Courons, puisque le cœur aime le changement!

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