SCÈNE III
SALSBACH , MALZEN , introduit par Fritz.
MALZEN.
C'est vous que je cherchais , monsieur.
SALSBACH, d'un air riant.
Qu'est-ce qu'il y a, mon cher monsieur?... quelque chose de pressé , à ce qu'il paraît ; car pour venir jusque dans la chambre de la mariée. . .
MALZEN.
Ah ! c'est.. ♦ pardon.. . si je l'avais su.. .
SALSBACH , souriant.
Pourquoi donc ?.. . vous avez bien le droit d'y venir.
MALZEN.
Je n'y resterai pas long-tems, les vingt-quatre heures sont expirées , nous n'avons plus qu'à signer la séparation..
Ainsi, terminons, je vous prie.. . j'ai fait seller mon cheval , et je veux partir avant la nuit.
SALSBACH, à part.
Quand je disais qu'il y avait sympathie. . . {Regardant à sa montre. Haut. ) Permettez , monsieur , permettez. . . il s'en faut encore de trois quarts d'heure.
MALZEN , impatienté.
Ah ! monsieur !.. .
SALSBACH.
Non pas que nous tenions.. . mais U faut au moins le tems de dresser l'acte , de le rédiger.
MALZEN, montrant un papier.
C'est inutile. . . le voici.
SALSBACH.
Déjà!... très-bien , monsieur. [Il sonne.)
MALZEN.
Que faites-vous ?.. . vous ne lisez pas?
SALSBACH.
Mon devoir est de le soumettre d'abord à la tante de madame la baronne.. . (A Fritz qui paraît. ) Portez cela à votre maîtresse. (-Fritz reçoit te papier, et entre chez Madame Barneck,) Et maintenant que tout est fini, jeune homme.. . je ne vois pas pourquoi vous refusez l'.entrevue que Mme de Malzen vous a fait demander.
MALZEN Mme de Malzen ?
SALSBACH.
Oui. . . avant de partir, votre femme veut vous parler.. . on vous Ta dit?
MALZEN.
Du tout/
SALSBACH.
Eh bien ! je vous l'apprends. ..{A part. ) Qu'est ce que je risque ?. . . ça ne peut pas aller plus mal.
MALZEN.
Me parler !.. . et de quoi ?
4o LOUISE ,
SALSBACH.
Mais. . . de vos intérêts communs.
MALZEN , vivement.
Nous n'en aurons jamais.
SALSBACH.
De votre fils. . . peut-être. . . car vous n'avez pas oublié , monsieur , que vous avez un enfant. ( Avec sensibilité. ) Un enjfant!. . . savez-vous bien , jeune homme , tout ce que ce mot renferme de sacré.. . de touchant... quels devoirs il impose!...
MALZEN. *
Je vous dispense. . ..
SALSBACH.
Et quel bonheur il promettrait à votre vieillesse.. . surtout si vous en aviez plusieurs. .. beaucoup même... le ciel protège les familles nombreuses !
MAXZEN , avec impatience.
Il suffit.. . j'ai pourvu au sort de mon fils. . . autant qu'il était en moi. . . ainsi cette entrevue est inutile.
SALSBACH , vivement.
Pardonnez-mou., elle est indispensable.
MALZEN.
Monsieur. . .
SALSBACH.
Et vous êtes trop galant homme . . .
MALZEN , avec colère.
Eh !.. . morbleu.. .
SALSBACH.
Justement , voici Mme la baronne.
MALZEN , s'arrêtanL
Dieux
Archives de la Vi!!e de Bruxelles L Archief van de Stad aru»sei
COMÉDIE- VAUDEVILLE. 4i