SIDI.ER
A merveille , voici que vous vous entendez.
MALZEN.
Joliment !
SIDLER,
Est-ce qu'elle tient toujours à ses idées matrimoniales ?
MALZEN.
Plus que jamais.
* Malzen, Sidler, M"1C Barncck.
SIDLER.
Allons, mon cher, il faut se résigner. . . Je sors du salon, où la mariée vient d'arriver.. . vrai, elle n'est pas mal. . . et, si tu ny étais pas obligé, je t'en ferais mon compliment.
MALZEN.
Je n'y tiens pas.
SIDLER.
Mais, console-toi . . . nous sommes là . . . nous ne sommes pas tes amis pour rien.
MALZEN.
Vous en êtes bien les maîtres. . . Le ciel m'est témoin que je ne vous empêche pas de m'enlever ma femme.
Mme BARNECK.
Quelle indignité !
MALZEN.
Mais je ne vous le conseille pas ; car madame vous ferait un procès en dommages et intérêts.
SIDLER, riant.
Pas possible.
Et comme aujourd'hui même nous sommes séparés, elle peut vous faire condamner dès demain à épouser en secondes noces.
RW BARNECK , prête a s'emporter.
Monsieur. , [Se retenant) Mais , vous avez beau faire . . . vous ne me mettrez pas en colère ... Je suis trop heureuse, car vous nous épouserez. . . oui , vous nous épouserez.
SIDLER.
Voilà bien la femme la plus entêtée . . .
MALZEN , à part.
Dieu, si ce n'était pas ma tante... si c'était seulement mon oncle. . . comme je l'aurais déjà fait sauter par la fenêtre. . . Qui vient là ?
28 LOUISE