CHAPITRE XV
Mort de Louvois (1G91) racontée par Saint-Simon. — Etat déplorable de Ja France à la mort de Louis XIV (1715). Déclin de la monarchie; le testament du roi est cassé. — L'Eglise n'a pas plus gagné que la monarchie à la révocation. La persécution fait des sceptiques : Condillac, Mably, Beaumarchais descendent de protestants. — Avertissement de Bayle. — Le clergé s'est déconsidéré « en animant les bourreaux. » — Les Lettres persanes; les grandes voix du temps s'élèvent en faveur des protestants : Voltaire, Turgot, Malesherbes, Lafayette.
— Tolérance du pouvoir, mais il y a des pasteurs conduits au supplice, des captives à la tour de Constance: l'affaire Calas.
— Ordonnance de 1786. — La liberté des cultes proclamée par l'Assemblée constituante. — Un projet d'émigration pour soixante mille religionnaires ; négociations ouvertes entre Gibert et l'archevêque de Canterbury. Pourquoi le projet avorta.
— Dispersion des protestants; services rendus à la Prusse, à l'Angleterre, à la Suisse, à l'Amérique. — Les protestants et la Révolution française; ils la saluent avec joie. Principes politiques des protestants : Hotman, Languet, Jurieu. Un mot du duc de Rohan. Restitution des propriétés aux familles protestantes par l'Assemblée nationale Page 313.
Paris. — Typ. de Ch. Meyrueis, 13, rue Cujas. — 1870.