I.UfME
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* DANIEL, bas, s'approclianl d'elle.
Du vili! .. du vin 1 où voulez-vous que j'en prenne? Est-ce qu’elle n'a pas eu soin de vider la cave 1
LIICI E , de même.
Mais moi j'avais caché le meilleur! Vous en trouverez dans l’office. {Daniel sort, elle le suit jus<|u'à la parle vilrée et descend à f>auclie.)
ADRIEN
Voilà un potage excellent. Est-ce que c'est vous, mademoiselle Lucie, qui avez ces talents... estimables?
LUCIE, il Stéphens, qui fbi prend et lui baise conTulsivemenl la main au moment nù elle lui change son assiette.
Quoi donc, monsieur, que voulez-vous?
ADRIEN. '
Stéphens! je vous en prie! C'est un liadinage. Lucie! une méprise! Mon ami est fort distrait.
DANIEL, apportant du vin ù Lucie, inquiet et regardant Stéphens.
Qu'est-ce que c'est?
Je ne sais pas, je ne comprends pas'. lEiic renmnte a gauche. >
' Lucie, f'iépliens Adrien, Daniel.
SfiftNK VI.
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DANIEL, ;‘i part, regaHonl Stéphens, qui des yeux dévore I.ucie :i su manière.
Voilà un Américain 1... Oui, oui, rcj^ardp-la, je te regarde aussi, sois tranquille!
AD BIEN, (|ui tnnn^e avec nppciil, et i|ue Lucie .«ert avi>r empressement .
Tout Cela est fort bon, Lucie, et servi avec une propreté charmante'.
STÉPHENS.
Dites une grâce enchanteresse... Comme vous mangez, vous! Moi, je n'ai plus faim ! Je .Oh !... (ii soupire et mall^e.'
DANIEL, retirant I.ucie du regard de Stépliens et lui parlant sur le devant du théâtre.
Ah çà ! dites-moi donc, est-ce que vous devez servir comme ça ces jeunes gens?... vous qui avez toujours mangé à la table de M. Desvignes?...
LUCIE
Ce n’était pas ma place, Daniel, ce n’était pas non plus celle de ma mère! Aujourd’hui tout rentre dans l’ordre; fille d’une servante, je suis servante aussi, et c’est avec plaisir, je vous jure!
* Stéphens, Adrien, Lucie, Laniel,
MICIK.
DANIKL.
Vous, élevée comme une demoiselle, poniquoi avec plaisir?
LUCIE
Parce que moi, j'aime mon maître! Oh oui, Daniel, je l’aime de toute mon âme !
DANIEL
Pourtant il ne vous traite pas comme... comme il le devrait! et ça m’empêche de m’intéresser à lui.
LUCIE
U ne veut pas que je sois sa sœur. Eh bien , il a raison. Je ne comprenais rien à ma position, moi! J’aimais Adrien avant de le connaître, et vous savez avec quelle impatience je l’attendais! Oh oui, j’accourais à lui tantôt pour me jeter dans ses bras, cela me semblait tout naturel, malheureuse que je suis! Il a parlé... j’ai entendu, j’ai compris! Et à présent je le trouve encore mille fois trop bon de me souffrir près de lui! moi qui, sans le vouloir, lui ai fait tant de mal!
ADRIEK, îrisionnanl, A Stéphens.
Est-ce que vous trouvez qu’il fait Chaud ici ?
Moi, je brûle!