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,\nn , (*Vsf sa nianim'; il a toujours W coinnit* ra.
STKHIIKNS.
(Ja m'est égal; on vous a dit qu'il redoulail Cliarlotie; je l'evamiiierai, je \eu\ l’examiner.
ADRIEN, (lui (St (lesci'ndu ù (li’oilc.
Lui? AhI tenez, mon arni, ces recherches, ces soupçons’ tout cela m’est antipathique, et je ne sais quelle fortune mérite qu’on la poursuive à travers de pareilles angoisses morales, Mon cœur, si épanoui, si conliaut d'habitude, s'aigrirait à ce métier d'inquisiteur, et il me tarde d'avoir renoncé à toute espérance pour me retrouver moi-même. Pour aujourd'hui, du moins, n'y pensojis plus, n'est-ce pas? Nous avons donné toute la matinée aux affaires, donnons la soirée au repos et à l'amitié. (Sl(>pli(;n'i s c.'a levé, Adii(^n lui a pris !(• br.as. et ils l'pinonlent lentement juscpi'à la clieminôc.^ Ah! qu'il m'eût été doux de vous recevoir, même dans cette maison appauvrie et dévastée, si mes souvenirs d'enfance ne s’y trouvaient empt)isonnés par ceux d’une amère persécution! qi quitte le inasde si('-piipiis *.V Mon père a voulu m'oublier, m'effacer de sa vie. .le l’aurais pourtant bien aimé, moi!... Tenez, Stéphens, voilà le fauteuil où je jouais, enfant, sur ses genoux. Ses pieds, alourdis par l’âge, ont usé la pierre de ce foyer, déjà creusée par ceux de mon aïeul. Les miens n'y lai.sseronl pas de traces, car je n'ai pas même le moyen de conserver cetle
• Mpphens, .Adrien.
LUCIE
rotraite, et je ne suis pas destiné à la douce et tranquille vieillesse de ces honnêtes bourgeois; famille honorable et respectée jusqu'au jour où une indigne créature y a apporté le scandale de son despotisme... Ah! le mariage! dcMeud. SiépUen* le suit*.! c'est l'effroi des jeunes gens comme nous, Stéphens, et pourtant le veuvage ou le célibat, c'est l'écueil de l'âge mûr. 11 faut toujours que l'homme tombe sous l'empire d'une femme, et la femme qu'on n'ose pas épouser vous rend cou-' pable ou malheureux. Je me marierai moi, je me marierai le plus tôt possible, si je rencontre une brave fille qui veuille d'un pauvre marin... L'exemple de mon père me fait réfléchir... Il m'épouvante. Je sens en moi un cœur tendre, faible peut-être, comme était le sien, et je ne veux pas attendre, pour vivre à deux, l'âge où l'on aime encore, sans pouvoir être aimé sincèrement.
STÉIMIEMS, loujoui's Irès-calme.
Voilà de sages idées, et que je partagerais si vous y faisiez davantage la part de l'imprévu. Le bonheur prémédité n'est pas mon fait. Je suis plus impétueux que cela; je n'ai jamais voulu faire de projets, me connaissant esclave de mes passions, qui sont... indomptables... oui, indomptables! Cela vous étonne? C'est comme je vous le dis. Je prends feu comme le soufre et la poudre; je suis... volcanique! Mes penchants sont violents, très-violents, et quand ma volonté s'empare d'un objet, elle ne connaît ni retard ni obstacle. La fatalité embrase à chaque instant ma vie, jusqu'à ce qu’elle l’embrase une fois pour toutes.
* Adrien, Stépht'iii,