LES MÊMES, CAMPREDON, OVIDE
LÉON
C’est la voix de Campredon !
(Camprcdon entre en se précipitant. Ovide . , pâle, défait , se laisse tomber sur un fauteuil au fond/.
CAMPREDON
Où est-il, que je l’embrasse !... que je l’étouffe !... (Il court à Léon.)
LÉON
Mais, pourquoi?...
CAMPREDON
Parce que tu as du cœur, du dévouement, bien autrement que moi... parce que M me de Brévannes t’ordonnera de redevenir mon associé... Mais, non, tu n’as pas cessé de l’être... tu ne me dois rien... j’ai de l'argent à toi...
Mais, comment as-tu su?...
campredon, à mi-voix.
L’adversaire d’Ovide...
M me de cernay, à Campredon.
Mais, mon cousin ? «
ovide, du fond.
Me voilà!...
* M““deC., Lu.,C., Lé., A.
Mme D E cernay, remontant. ■» •
Blessé?... •
OVIDE.'
A mort !...
TOCS.
Ah ! mon Dieu 1...
campredon, le poussant. *
Pas lui... l’autre... Au moment où l’affaire allait, je crois, se passer sans danger, est survenu un de ses amis qu’il n’attendait pas...
OVIDE
Mon camarade... mon ami du Jockey-Club. ..Il à voulu chat- < ger lui-même les pistolets.
CAMPREDON
Et du premier coup, il est tombé...
OVIDE
Mort!... Ce n’est pas ma faute... j’ai cru tirer en l’air.,,.
LÉON
Mais, son adversaire...
CAMPREDON
Derville!... ™ *
Son meilleur ami !...
OVIDE
Non pas... tout était faux, son amitié... même le nom de Derville !...
LÉON
Quel nom, alors ?...
• CAMPREDON, bas.
Chut!... il en portait uu autre que dans un an remplacera le tien... Des indices qu’il a laisses m’ont mis sur la trace de ton dévouement... ( Montrant Amélie.) Mais, silence devant elle. {Haut.) Je pars avec toi pour Marseille... La maison Candal et C 8 r’ouvre dans huit jours...
améi.ie, passant près de Campredon.
Merci, monsieur Campredon, de payer si généreusement une partie de mes dettes.
Monsieur Campredon, je retire tout ce que j’ai dit ce matin.
CAMPREDON
Excepté que vous étiez portée à m’aimer ?.. .
Est-ce que j’ai dit ça.., aussi?...
CAMPREDON
Dame ! vous étiez si en colère. ..
* 0., Lu., C., Lé., M m * de C., A.