CII.BKRT
Oia'l est celui de nous tieux qui rêve? Vous me disiez tout à l'heure que lassassin du juif, c'était moi, vous me dites à présent que cette maison-ci est la votre?
FAIilAM
Ou celle de ma maîtresse, ce qui revient au même.
ClLBEliT
Répétez-moi ce que vous venez de dire!
KABIANI
Je dis, l'ami, puisque vous voulez le savoir, que cette maison est celle d'une belle fille nommée Jane, qui est ma maîtresse.
GM.BKHT
Et moi je dis, mylord, que lu mensl je dis que tu es un faussaire et un assassin I je dis que lu es un fourlte inqnidenl I Je dis que tu viens de prononcer là des paroles fatales dont nous mourrons tous les deux, vois-tu, loi pour les avoir dites, moi pour les avoir entendues!
FABIAM
Là, là! Quel est ce diable d'homme?
(;ii.BEirr Je suis Gilljcrl le ciseleur. Jane est ma liancéc.
FABIAM
Kl moi, je >uis le chevalier Amvas l'awlct. Jane est ma maîtresse.
Tu mens, te dis-jel Tu es lord Clanbrassil, le favori de la reine. Imbécile, qui croit ({iie je ne sais pas cela!
JUUUXÉE I. — I/IIO.M.ME 1)1' l'EU'I.L. 107
KAUIAM, à ii;iil.
Tdiil le nioiidc nie coiiiiail donc ((tli' iiiiil 1 — Eiuorc un liuniiui- ilaniicirux. et dont il faudra se di^l'aircl
l(is-moi sur-k'-champ que tu as menti comme un lâche, et que Jane ncst pas ta maîtresse.
KABIAM
llunnais-tu sou écriture?
Il tire un billet de sa poche.
— Lis ceci.
A part, pendant que 'Wlbjrt déploie convulsivement le papier.
— Il importe qu'il rentre chez lui et quil cherche querelle à Jane, cela donnera à mes gens le temps d'arriver.
GILBERT, lisant.
Il Je serai seule cette nuit, vous pouvez venir, v — Malédiction! Mylord, tu as déshonor»' ma liaiicéc, lu e> un inlame! Kends-moi raison!
FABIAM, mettant l'épée à la ni;iiii.
Ji' veux hien. Oii est Ion éptîe?
GILBERT
< > raiie ! être du peuple! n'avoir rien sur soi, ni épée ni poignard! Va, je t'attendrai la nuit au coin d'une rue. et je t'enfoncerai mes ongles dans le cou, et je t'assassinerai, mi serai lie!
KABIAM
Là, là! vous êtes violent, mon camarade!
GILBERT
Ulil mylord, je me vengerai de toi!