I.E CEÔl.lF.ti
Merci. Ne me compromettez pas. iii soii.)
■lANF,, sonip.
Mon l>ieu ! coninicn! faire? C'est moi qui l'ai perdu, c'est
JÛL'RNÉE HT. — LEQUEL DES DEUX^ '209
à moi (le II" samer. Jf ne pourrai jamais. Une femme, cela ne peut rien. I/échafaud! l'échafaud! c'est horrible! Allons, plus de larmes, des actions. — Mais je ne pourrai pas! je iw [luurrai pas! Ayez pitié de moi, mon Dieu! On vient, je croi>. <^ui parle là? Je reconnais celte voix. CV-st la voix de la reinr. Ali ! tout est perdu!
i;ile se cache diTi'iùro nu |iiliiT. — lOnlrciit l:i ii'iiii' c-l Siuinii Ki'naiil.
SCKM-: IV
l,A HEINE. SLMON HEMUD: .1 \\t. ■ . h. .
Mil !<■ cliaiigemeiU \ous étonne! Ali I y iif me ressembl'' plus à moi-même! Eh bien! qu'est-ce que cela me l'ait".' c'est roiiiinc cela. Maintenant, je ne veu.v plus qu'il meure!
SIMON HENAKI)
Notre majeslé a\ail pourtant arrèlé iiicr (pic rcviViilioii aurait lieu aujourd'hui.
Comme j'avais arrèlé avant-hier que l'exéculion aurait lii'ii hier. Comme j'avais arrêté dimanche cjue l'exécution aurait lieu lundi. Aujourd'hui, j'arrête que l'exécution aura lieu demain.
SIMO.X RE.WRD
En elïet, depuis le deuxième dimanche de ra\enl que l'arrêt de la chambre étoilée a été prononcé, et que les deux l'ondamnés sont revenus à la Tour, précédés du bourreau, la hache tournée vers leur visage, il y a trois semaines de cela, votre majesté remet chaque jour la chose au lendemain.
Eh bien! est-ce que vous ne comprenez pas ce que cela signifie, UKinsieiu'? est-ce qu'il Faut tout voii< dii-c. cl (péimc
210 MARIE TLDOU.
IViiiiiJc imijc son ((cur à /lu dcvaiil vous, parer qu'cllr csl reine, la inallieureuse, el que vous représentez ici le prince (rEs|»agn<', mon futur mari? Mon Dieu, monsieur, vous ne sa\ez [las cela, vous autres, chez une femme le cœur a sa pudeur comme le corps. Eh bien, oui. puisque vous voulez le savoir, puisque vous faites semblant de ne rien coni- |trendre, oui, jq remets tous les jours l'exécution de Fabiaiii au lendemain, parce que chaque matin, voyez-vous, la force me manque à l'idée que la cloche de la Tour de Londres va sonner la mort de cet homme, parce que je me sens défaillir à la pensée qu'on aiguise une liaclie pour cet lionnne, jtarce que je me sens mourir de songer qu'on va clouer une bière pour cet homme, parce cpie je suis femme, parce que je suis faible, j)arcc que je suis folle, jiarce que j'aime cet homme, pardieu! — En avez-vous assez? êtes-vous satisfait? comprenez-vous? Oh I je trouverai moyen de me venger un jour sur \ous de ce que vous me faites dire, allez!
SIMON RENATill
Il .serait temps cependant d'en finir avec Fahiani. Vous alliz épou>er mon royal maître le prince d'Espagne, madame.
Si le prince d'Espagne n'est pas content, qu'il le dise, nous en é|)Ouserons un autre. ÎNous ne manquons pas de prétendants. Le fils du roi des Romains, le prince de Piémotit. l'infanl de Portugal, le cardinal Polus, le roi de Danemark el Inrd Courlenay sont aussi bous gentilshommes que lui.
snfO.N RK.VAIîD
Lord Courlenay! lord Courtenayl
LA REI.NE
Lu baron anglais, monsieur, \aul un [irince espagnol. Ilaillenrs lord Courlenay descend des empereurs d'Orienl. Et puis, fàchez-vous si vous voulez !
SIMON RKNARD
labiani s'est fait haïr de tout ce qui a un cœur dans Londres.
.Ktrr.NEE m. — i.luiei, iil> |ili \ ■ ju
i.A uki.m; lAn|)|('- df moi.
stM(i\ i!i.\u;ii
Les l)our;4>'«HS hhiI ilacrord sur son <(iin|)t<' ;t\fM- les seii^rieurs. S'il n'est pas mis à morl aiijoiird'liiii mùmr, comiu"; l'a promis votre majesté...
i.A i;kim:
Kli l.ieir.'
SIMON i;i:.\Ai;ii
Il y aura éiueiile des maiiaiils.