SCÈNE V
loins SIMON l'.ENAi;]); MAITI'.E KNKAS, .|(tS|
C'est vous, maître Eneas? Il faut que tet lioiunie el vous, vous vous cliariiiez de faire évader sur-lo-cliamp le coiiile de Clauhrassil.
MAÎTRE K.NEAS
Madame...
lA REIJNE
Tenez, je ne me fie pas à vous, je me souviens que vous ries de ses ennemis. Mon Dieu! je ne suis donc enlouréc ([itc des eimemis de l'homme que j'aime. Je gag(^ {|iie ce |M»rle-clel"s, que je ne connais pas, le liait aussi.
.ioshi;a C'est vrai, madame.
[.A KEIiNE
Mon Dieu! mon Dieu! ce Simon Renard est donc plus roi que je ne suis reine. Quoi! personne à qui me lier ici! personne à qui doiuier pleins pouvoirs^ pour faire évader Fahiani !
JVM:, «Mitant ileiTière le iiilior.
Si, madame, moi!
.10SHUA, à part.
.fan.- !
Toi! qui, toi? C'est vous, Jane Talbot? Comment êtesvous ici? Ah! c'est égal, vous y êtes! vous venez sauver l'ahiani. Merci. Je devrais vous haïr, Jane, je devrais être jalouse de vous, j'ai mille raisons pour cela. Mais non, je \(His aiiiic de l'iiimcr. Devant ri'cliaraiid, plus de jalousie.
rien ([uv ramour. Vous êtes comme moi, vous lui pardonnez, je le vois bien. Les hommes ne comprennent pas cela, eux. jjady Jane, entendons-nous. Nous sommes Itien malheureuses loules deux, n'est-ce pas? Il faut Faire évader Fahiani. Je n'ai que vous, il faut bien que je vous prenne. Je suis sûre du moins que vous v mettrez votre cœur. Chargez-vous-en. Messieurs, vous (d)('irez Ions deux à lady Jane en to\it ce (lu'elle vous jinscrira, el vous me répondez siu* vos tètes de l'ext'cnlioM (le ses (»r(h'és. l']iiibrasse-moi. iciinr lillr !
La Tamise baigne le pied de la Tour de ce ccMé. Il y a là une issue secrète que j'ai observée. In bateau à celle issue, et
r('\asi(tM se ferait par In Tamise. C'est le jdiis sur.
MAÎTHK K.\K\S
liiipossilile ira\nii' nii bateau avaiil une bonne heure.
.lA.NK
COl liieii long.
MAÎrr.K KNRAS
C'est bientôt passé. l>'ailleurs, dans une heure il fera n\iil. Cela vaudra mieux, si sa majest»' lient à ce que l'évasion suit secrète.