SCÈNE X
J.A HEINE. AIAITRE ÉXEAS
lias ni' nrimits Alorl ;"i |-";ilii;ini I F.iliinnil Fahiani !
i.v uriAT
Laquelle des doux tètes crois-tu qui vailli' le mieux eu (e moment, eelle de Faliiani ou la tienne'.'
MAI ri! n KXKAS
Mad.ime...
i.x l'.rrxr Tu es uu traître !
MvirnF r:\r\>
.Madame... i.k pnri.,i hialile 1
\.\ itKixr «
l'as d'i'Xpliealioiis. .le le jure par ma mère, Faliianu mort, lu mourras.
MAÎTISF KXFAS
Mais, madame...
i.v r,i£[xr:
Sauve Fahiano, lu te sauveras. Pas aulreiueiil.
f.RIS
Faliiani à mort 1 Fahiani !
Mxîrr.F. Kxr.vs
.Sauver lord (Jlanlirassil! Mais le peuple e^t là. C'est impossible. Quel moyen'.'...
d MA 11 IF. niXIl!.
1 A uf.im:
CllrlV.hc.
MUrilF. KNF.AS
Cuniiiicnl r;iii'c. iimii llicii?
I \ liKiNi:
K;iis comme |i(tur loi.
MMTisF. i:m:a>
M.iis le peuple va rosh^r en armes jiisrpraprès rox('(iilinn, l'uni' l'apaiser, il l'aul qu'il y ail quelpiLiii de déeapilé.
ihii lu voudras.
MAITIiF IvNFAS
\)\n je voudrai! Allendez, madame I... — ^ L'exéculion se fera la nuil, aux llandteaux. le coiulanuK' couverl d'un voile noir, hàillonut', le peuple tenu fort loin de r('(liai*aud |)ar les ]iiquii'rs, comme toujours. II suflit (ju'il voie une lèle tomlier. La chose est possible. — [Nturvu que le liatelier soit encore là ! Je lui ai dit d<'.ne pas se presser. (Il v:i ;"i l,i lonùiiv iXun I nii vnii i;i T:iiiii<c.) — 11 v csl oucoro ! Rials il était temps. <ii >.■
|iiiiclii' ;'i hi lnr:iri!i'. iiiio loirlir ;"i l;i main, en .i^ilanl ^mi Miouclioii-, |ini- il m' l..uinr vi'i> l:i iviMci — (Tes! llien. — .li' \nll.s ri'|lol)(is de uivlord
laliiani. madame.
.^ur la lèle?
Sur ma lèle
MMTIli; INFAS
Jdi nXEE Il[. — I.EnI El. lŒS DEIX
DEIXIKAfE PARTIE
t Ile os|,rri- i|i> >al|(' ;i hii|Uclli' viiMinoiit aboulir dinix rsralior--. nii c|ui niniilr. I :iii(rc i|iii ili'sri'iid. L'i'iiln'i' ili' rlianiii di' ri'-, ilimx osr;ilior> occn|pr une- |i:ii-lii' (In rciiiil iIm lli(':"ilrf. Ci-liii qui iiionti» si> jifi-d daiT; 1p> IVhi's ; rpliii i|ni dcspc^iul -!■ (iciil daii> ]i'< di'^sMi-i. On ne voit ni d'où [larli-nl ri'- l'^ralii-i-.. ni ni'i iN viinl.
I..I -al|p e<l tiîndno ilo donii d'inio laçon |iailiculiéro : lo ninr de- drnili''. le nnir ilr iiaiic'lio Pt II" plafond, d'nn drap nnir oon|ié d'nnr iirando cmlx hlanolir: lu l'und. cpii l'ait facp an >pprlaloui'. d'un drap hianr avo< une uiandi' croix noiri'. t!cl(o liMilure noire ol cello Irnlnro hianclie >o )(rolongPnl, cliacinio t\o linir ci'ili'. à porte de vue, sou* les deux escaliers. A droite et à gauche, un autel lendn de noir et de blanc, décoré conimc |xiur des lunéraille*. nwml* cieri;!'*. l'as de |irctres. Quelques rares lampes lunèbres. pendues çà et là aux vuûtes, éclairent laibiement la salb^ l'I les escaliers. Ce qui éclaire réellement la salle, c'est le ;:rand drap blanc ilu lond, à travers lequel passe une lumière rouficàtrc comme s'il y avait derrière une immense fournaisillamlmyantc. La salle est jiavée île dalles lumulaires. — An lever du rideau. iiM Voit *!• ili-.^inni- iMi iKiir ~tu' ce drap li-ansparenl l'uodire inmioliili- dila ivinr.
SCÈXK l'lU:\[IKI{K
.lANK. .lOSIlUA
lu l'nireni avec iirécaulion en soulevant une des tentures noiri par quelque petite porte pratiquée là.
.1 \ \ !•: nù soinnu's-iioiis. Josliiifi ?
.Kt.'^iirA
Sur le grnnd palier par dii ticscciulciil les condaninr's qui vonl au supjilid'. (Irla a r\r icridii aiiisi siius Henri \TII.
.lAM".
Aucun movon de sortir de la Tour?
.Hi.xiirA Le peuple i;arde huiles les i>sues. Il veuf être sur. celte
2Ô4 MAT'.IE TUDOn.
fois, (l'avoir son condamné. Personne ne ponrra sortir avant l'exécntion.
La proclamation qu'on a faite du haut de ce balcon nie résonne encore dans l'oreille. L"nve'/-voii< entendue, quanil nous étions en has? Tont ceci isi iKirrilile. .joshiia !
.lOSHIV
Ah! j'en ai vu liieii (l'milres, moi!