‹ Lucrèce BorgiaChapitre 153 sur 227 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

J.A HEINE. AIAITRE ÉXEAS

lias ni' nrimits Alorl ;"i |-";ilii;ini I F.iliinnil Fahiani !

i.v uriAT

Laquelle des doux tètes crois-tu qui vailli' le mieux eu (e moment, eelle de Faliiani ou la tienne'.'

MAI ri! n KXKAS

Mad.ime...

i.x l'.rrxr Tu es uu traître !

MvirnF r:\r\>

.Madame... i.k pnri.,i hialile 1

\.\ itKixr «

l'as d'i'Xpliealioiis. .le le jure par ma mère, Faliianu mort, lu mourras.

MAÎTISF KXFAS

Mais, madame...

i.v r,i£[xr:

Sauve Fahiano, lu te sauveras. Pas aulreiueiil.

f.RIS

Faliiani à mort 1 Fahiani !

Mxîrr.F. Kxr.vs

.Sauver lord (Jlanlirassil! Mais le peuple e^t là. C'est impossible. Quel moyen'.'...

d MA 11 IF. niXIl!.

1 A uf.im:

CllrlV.hc.

MUrilF. KNF.AS

Cuniiiicnl r;iii'c. iimii llicii?

I \ liKiNi:

K;iis comme |i(tur loi.

MMTisF. i:m:a>

M.iis le peuple va rosh^r en armes jiisrpraprès rox('(iilinn, l'uni' l'apaiser, il l'aul qu'il y ail quelpiLiii de déeapilé.

ihii lu voudras.

MAITIiF IvNFAS

\)\n je voudrai! Allendez, madame I... — ^ L'exéculion se fera la nuil, aux llandteaux. le coiulanuK' couverl d'un voile noir, hàillonut', le peuple tenu fort loin de r('(liai*aud |)ar les ]iiquii'rs, comme toujours. II suflit (ju'il voie une lèle tomlier. La chose est possible. — [Nturvu que le liatelier soit encore là ! Je lui ai dit d<'.ne pas se presser. (Il v:i ;"i l,i lonùiiv iXun I nii vnii i;i T:iiiii<c.) — 11 v csl oucoro ! Rials il était temps. <ii >.■

|iiiiclii' ;'i hi lnr:iri!i'. iiiio loirlir ;"i l;i main, en .i^ilanl ^mi Miouclioii-, |ini- il m' l..uinr vi'i> l:i iviMci — (Tes! llien. — .li' \nll.s ri'|lol)(is de uivlord

laliiani. madame.

.^ur la lèle?

Sur ma lèle

MMTIli; INFAS

Jdi nXEE Il[. — I.EnI El. lŒS DEIX

DEIXIKAfE PARTIE

t Ile os|,rri- i|i> >al|(' ;i hii|Uclli' viiMinoiit aboulir dinix rsralior--. nii c|ui niniilr. I :iii(rc i|iii ili'sri'iid. L'i'iiln'i' ili' rlianiii di' ri'-, ilimx osr;ilior> occn|pr une- |i:ii-lii' (In rciiiil iIm lli(':"ilrf. Ci-liii qui iiionti» si> jifi-d daiT; 1p> IVhi's ; rpliii i|ni dcspc^iul -!■ (iciil daii> ]i'< di'^sMi-i. On ne voit ni d'où [larli-nl ri'- l'^ralii-i-.. ni ni'i iN viinl.

I..I -al|p e<l tiîndno ilo donii d'inio laçon |iailiculiéro : lo ninr de- drnili''. le nnir ilr iiaiic'lio Pt II" plafond, d'nn drap nnir oon|ié d'nnr iirando cmlx hlanolir: lu l'und. cpii l'ait facp an >pprlaloui'. d'un drap hianr avo< une uiandi' croix noiri'. t!cl(o liMilure noire ol cello Irnlnro hianclie >o )(rolongPnl, cliacinio t\o linir ci'ili'. à porte de vue, sou* les deux escaliers. A droite et à gauche, un autel lendn de noir et de blanc, décoré conimc |xiur des lunéraille*. nwml* cieri;!'*. l'as de |irctres. Quelques rares lampes lunèbres. pendues çà et là aux vuûtes, éclairent laibiement la salb^ l'I les escaliers. Ce qui éclaire réellement la salle, c'est le ;:rand drap blanc ilu lond, à travers lequel passe une lumière rouficàtrc comme s'il y avait derrière une immense fournaisillamlmyantc. La salle est jiavée île dalles lumulaires. — An lever du rideau. iiM Voit *!• ili-.^inni- iMi iKiir ~tu' ce drap li-ansparenl l'uodire inmioliili- dila ivinr.

SCÈXK l'lU:\[IKI{K

.lANK. .lOSIlUA

lu l'nireni avec iirécaulion en soulevant une des tentures noiri par quelque petite porte pratiquée là.

.1 \ \ !•: nù soinnu's-iioiis. Josliiifi ?

.Kt.'^iirA

Sur le grnnd palier par dii ticscciulciil les condaninr's qui vonl au supjilid'. (Irla a r\r icridii aiiisi siius Henri \TII.

.lAM".

Aucun movon de sortir de la Tour?

.Hi.xiirA Le peuple i;arde huiles les i>sues. Il veuf être sur. celte

2Ô4 MAT'.IE TUDOn.

fois, (l'avoir son condamné. Personne ne ponrra sortir avant l'exécntion.

La proclamation qu'on a faite du haut de ce balcon nie résonne encore dans l'oreille. L"nve'/-voii< entendue, quanil nous étions en has? Tont ceci isi iKirrilile. .joshiia !

.lOSHIV

Ah! j'en ai vu liieii (l'milres, moi!

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