‹ Lucrèce BorgiaChapitre 155 sur 227 · JA.\F · texte numérisé non relu

JA.\F

Vous êtes sur qu'il ot sauvé?

Va qu'il vous attend, à cette heure, sous la première arche du pou! de Londres, où vous le rejoindrez avant miiuiil.

Mon llieu! il va èlre imiuiel de >nli rùlé. Apoicfvaiit l'ombre de la reine.

— Ciel! qu'est-ce que c'est que eela. Joshua'?

JOURNEE HT. — LEQUEL DES DEUX.' ^riJ

JOSHTA, bas, en lui iirenant la main.

Silence! — c'est la lionne qui guette.

l'endant i|ue Jane considère cette silhouette noire avec terreur, ou enleiid une voix éloignée, qui paraît venir d'en haut, prononcer lenirineiit ol ili>lliirtenienl re« |iarnle~ :

— Celui qui niardir à ma suite, couvert de ce voile noir, (•est très haut et très j)uissant seigneur Faliiano Fabiani, comte de Clanhrassil, baron de Dinasmonddy. baron de Martmouth en Devonsliire. lequel va rire di'capite au Marcli(' de Londres pour crime de régicide et de haute trahison. — Dieu fasse mise'ricorde à son àme!

Vyr. .Vf TFiF VOIK

l'i'iez pttur lui !

.lA.XE. tremblante.

.losliua ! entendez-vous 1

• lui. Moi, j'entends de ces choses-là tous les jours.

Iii cortège funèbre paraît au haut de l'escalier, sur les degrés duqnci il se développe lentement à mesure qu'il descend. En lèle. un homimvêtu de noir, portant une bannière blanche à croix noire. l'uis niaîtir Énea- Dulverton. en grand manteau noir, son bâton blanc de constablf à la main. Puis un groupe ilc pertui^aniers vêtus de rouge. Puis hbourreau, ^a hache ^ur l'épaule, le fer tourné vers celui qui le suit, l'uis un homme entièrement couvert d'un grand voile noir qui traîne sur ses ]>ieds: On ne voit de cet homme que son bras nu, qui passe par une ouverture faite au linceul, et qui porte une torche de cire jaune allumée. A côté de cet homme, un prêtre en costume du jour de~ Morts. Puis un groupe de pertuisaniers en rouge. Puis iiu homme véiu de blanc, portant une bannière noire à croix blanche. .\ droite et à t'auche. deux files de hallehardiers portant des torches.

.loshua, voyez-vous".'

.lOSHU.V

Oui. Je vois de C(>s choses-là tous les jom's. moi.

\u mniiient de déboiicber ^ur le théâtre, le corléue s'arrête.

MAÎriîK K.NKAS

Celui qui marche à ma suite, couverl de ce voile noir, c'esl très haut et très puissant seif^neur Faliiano Fabiani, comte (le Clanlirassil, liaron di' Dinasmonddy, baron de Darlmoutb en Devonshire, lequel va être d('caj)it(' au Manbi' de Londres pour crime de n'iiicidc el de haute trahison. — nii'U fasse misiTicorde à son .nne !

i.KS iiKi \ i'ni;Ti-i;\\Mf:iur l'riez ))our lui !

I.i- Clll-li'^c Ir.lViTSr Ic-llIcmiNll 11' IVillil illl lllr.lll'l-.

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