‹ Lucrèce BorgiaChapitre 21 sur 227 · ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT · texte numérisé non relu

ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT

GL'BETTA

Soyez tranquille.

DO.W LLCRtZIA

Je voudrais pourtant bien le voir encore une l'ois.

GIBETT.V

Vive Dieu! madame, votre altesse le voit tous les Jours. ^ous avez gagné son valet pour qu'il déterminât son maître à prendre logis là, dans celte bicoque, vis-à-vis votre balcon, et de votre fenêtre grillée vous avez tous les jours riiielïable bonheur de voir entrer et sortir le susdit gentilhomme.

DO-NA LIXREZIA

Je dis que je voudrais lui parler, Gubetta.

GLBETTA

liien de plus simple. Envoyez-lui dire par votre portechape Astolfo que votre altesse l'attend aujourd'hui à telle heure au j)alais.

DO.NA LLCREZIA

Je le ferai, Gubetta. Mais voudra-t-il venir?

GIBETTA

Rentrez, madame ; je crois qu'il va passer ici tout à l'heure avec les étourneaux en question.

DONA LICREZIA

Te prennent-ils toujours pour le comte de Belverana?

GUBETTA

Ils me croient espagnol depuis le talon jusqu'au sourcil. Je suis un de leurs meilleurs amis. Je leur emprunte de l'argent.

DO.NA LLCREZIA

De l'argent! et pourquoi faire?

58 LlCr.ÈCE IiOR(.lA.

Pardieu! pour en avoir. D'ailleurs, il n y a rien qui soit plus espagnol que d'avoir l'air gueux et de tirer le diable par la queue.

DO.NA LICUEZIA, à part.

0 mon Dieu! faites qu'il n'arrive pas malheur à mon Gennaro !

GIBKTT.V

Et à ce propos, niadame, il me vient une réilexion.

DO.W LK.UKZIA

Laquelle?

(UBF.TTV

C'est ipiil t'aul ([ue la ([ueue du dialtlc lui soit soude'e, ihevillëe et vissée à l'éehine d'une façon bien triomphante, pour qu'elle résiste à l'innombrable multitude de gens ijui la tirent perpétuellement.

DO.W I.UCUEZIA

Tu ris à travers tout, Gubetta.

GIBEÏTA

C'est une manière comme une autre.

DO.XA I.ICREZI.V

Je crois que les voici. — Songe à tout.

Elle rL'iilio iliiii'. lu \n\\n\- pitr h\ iictilc [porte ■m'U- le li.iKuii.

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