APPEL DE L'AME
a vie, APPEL DE L’AME DÉBUT DE RETRAITE re : Me D'’ici-bas, Ô mon Dieu, vers les sublimes sphères Ton nom va retentir !
| Écoute nos accents, exauce nos prières, ; Vois notre repentir !
ss! ?
De ton ciel, Ô Seigneur, tu peux bien nous comprendre, Mais descends jusqu’à nous ; Oui, descends, car nos cœurs veulent te faire hide
Un langage bien doux !
Nous te chercherons dès l’aurote, Notre Père des cieux !
Au soir nous chercherons encore
L'objet de tous nos vœux ! | se
Reste avec nous, Jésus qui passes, Et qui ne reviens pas !
Nous avons besoin de tes grâces, Oh ! parle-nous tout bas !
Septembre, 1886.
Sur la pl
Sur les f
A L'AIMÉE. De la're
ue Aimez-Vi
Lorsque le crépuscule a brillé sur la terre, Aimez-v
Quand le disque empourpré s’affaisse à l'horizon,
Quand la nuit ya bientôt remplacer la lumière, ni Pere
Quand l’insecte bruyant s'endort sous le gazon ; Se révèl
Aïmez-vous un beau soir, quand la lune s’élance, Ces beai
L Comme un cygne prenant son essor gracieux ? Ces beaï
L’avez-vous admirée alors qu’elle s’avance,
En toute majesté, jusqu'au milieu des cieux Î Von
Ce sont
Dites, n’aimez-vous pas voir monter les étoiles M Is pass
A la suite, le soir, après l’astre béni : Trop tô Ces brillants diamants qui vont orner les voiles
1 décembre Dérobant à nos yeux le céleste infini ? :
Avez-vous entendu les chants de la feuillée Quand la brise, le soir, l’agite mollement ?
“x Savez-vous les douceurs, l’attrait de la veillée Sous le pavillon bleu d’un calme firmament ?
Plongée, un de ces soirs, dans quelque rêverie, Avez-vous écouté la chanson des ruisseaux 1
, Décembre, 1886.
; La UN LR PU FEU NY !
Sur la plage où le flot vient calmer sa furie, A ve-vous entendu le murmure des eaux !
Sur les flots bleus, le soir, quand les ondes reflètent De la reine des nuits les rayons argentés, Aimez-vous ces accents que les échos répètent ; Aimez-vous ces accents par la brise apportés ?
[Ces beaux soirs, où de Dieu la majesté profonde Se révèle à nos cœurs, où naissent les amours ; Ces beaux soirs tant aimés, fatalité du monde, Ces beaux soirs sont la fin des plus beaux de nos jours !”
Nous sommes au matin : le soir c’est la vieillesse,
Ce sont les derniers traits que Dieu fit pour charmer !. Ils passeront trop tôt les jours de la jeunesse,
Trop tôt viendra le soir : hâtons-nous donc d’aimer !
MON VILLAGE
MON VILLAGE
Au bord dû grand fleuve il est un village Paisible, charmant, site fortuné,
Qui semble un Eden sous le frais ombrage Des arbres géants qui l'ont couronné.
Je sais un village, un nid de verdura Semé sur tes bords, noble St-Laurent :
Qui mire son front dans ton onde pure Et Je ses ea a ton beau courant.
Tl est un clocher à la flèche altière, Que le voyageur admire en passant,
Dont l’'ombrage couvre un vieux cimetière Mt
D'où nous porte à Dieu l’airain frémissant,.
Il est une église à l’aspect antique, Modeste séjour du grand roi des cieux, Dont l’art le plus simple et le goût rustique Offrent 1n ensemble assez gracieux.
" Là, sur le balcon du vieux presbytère, Quel est ce visilard. à l'air SOUPIARE
bat: be : bed Ci
Décem]
MON VILLAGE
C’est notre pasteur, c’est un tendre père, Dans chaque fidèle il voit son enfant.
Puis, le saint asile où nos jeunes filles
Viennent de l'esprit cultiver les arts, Où vient se former l'espoir des familles, Loin du bruit du monde et de ses hasards,
Ici le collége, à jours de l’enfance !
O temps trop rapide et trop passager |
Je te reconnais, non, quatre ans d'absence, Mon Alma Mater, n’ont pu te changer.
Je 'aimais jadis et je t’aime encore,
Bien qu’un autre toit iv pu m’héberger !
Ah ! que l’humble enfant dont tu vis l'aurore Près de toi, jamais, ne soit, ftranger !
Décembre, 1886. ‘