EN EXCURSION
Non, rien ne dépasse, en sa course folle, L’ardente machine aux poumons d’airain,.
Seule ma pensée au terme s'envole, ; Plus rapide encor, libre de tout frein.
Mais enfin l’on touche au but du voyage, AM Enfin nous voilà près d’hôtes charmants, Et la sympathie est bientôt le gage
D'un plaisir exquis, de bien doux moments. L
Trop vite, à mon gré, les heures s’écoulent, L'hive Car j'ai trouvé tout, plaisir et bonheur, De no Loin du train joyeux et du bruit des foules, Dans l'intimité d’un fidèle cœur. Mais 1
Indicible joie, en terre étrangère, À :'
, ” - : L J'ai cru rencontrer, de par mon chemin, Sembl
Un sincère ami qui me traite en frère
Et m'ouvre son cœur en pressant ma main ! T1 fau SR ET NO SRE SE Qu Hélas ! du départ déjà sonne l'heure, A “tr
On ne peut longtemps jouir ici-bas ! :
Toujc
Mais va, ma pensée avec vous demeure, : Y otr
Je me souviendrai, ne m’oubliez pas !
Mars, 1888. Daïg
sc " ESPOIR !
> A MM. Les NOUVEAUX DIRECTEURS DE LA ‘ BRVUE | CANADIENNE ” nés... La nature assoupie, éteinte, presque morte, S’affaissait sous l’effort de la triste saison, ; b, L'hiver et les ennuis qui lui forment escorte * d: De nos rêves d'espoir allaient avoir raison. 4 les, x ‘ ë Mais le printemps revient, sous son aile il] apporte ï La brise et les zéphirs, les oiseaux, le gazon : L’espérance en nos cœurs, ét plus neuve et plus forte, ae Semble, ainsi que la terre, en pleine floraison ! 4 ut A D faut vivre d'espoir aux grands jours de l'épreuve ; + + D Quand l'infortune, hélas ! de son fiel nous abreuve
Attendons, sans faiblir, de plus heureux moments.
Toujours fléchit le sort devant qui sut attendre : Votre exemple, aujourd'hui, Messieurs, va nous l’apprendre ;
Daignez en accueillir tous nos remercîments !
avr, 1886.
Avril, 1888.