‹ Lueurs d'aurore [microforme]Chapitre 9 sur 95 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

A MON COUSIN A. L., Avocar A QUÉBEC

mr

Nous étions là dans une douce extase,

Nous enivrant d’un bonheur tout divin,

Rêvant d'amour, mais sans qu'aucune phrase

Vînt de nos cœurs troubley cet entretien.

Oui, sans parler, nous devions nous comprenure,

Car dans nos yeux se lisait l'avenir, Un doux regard est une voix si tendre...

. Que j'aime, ami, ce touchant souvenir !.

Il t'en souvient, nous étions quatre ensemble, Elles et nous dans le salon joyeux + Queud ma pensée encor nous y rassemble * Des pleurs amers viennent mouiller mes yeux.

Tout étais gai, dehors, dans la nature,

Tout nous chantait le bonheur à venir :

Nos cœurs en nous, l’oiseau dans la ramure !

Je pleure encore à ce doux souvenir !..,. Août

Candidement, penchaht sa tête brune, Elle écoutait les accents de mon cœur :

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RÉMINISCENCE

Je savourais sa beauté peu commune Et mes regards lui disaient mon ardeur.

L'autre, au front pur, au contact de ta flamme, Sous ton baiser exhalait un soupir.

De tels soupirs dûrent brûler ton âme?.

N'’aimes-tu pas ce charmant souvenir ?.

Nous écoutions, et quand, par la fenêtre, La voix d’airain, de son ton enchanté, Tout doucement réveillait dans notre être

Un doux penser un instant rejeté ;

Nous nous disions, ainsi ces airs de fête,

Un jour aussi, pourront nous convenir, Si e’était elle... et nous baissions la tête...

N’aimes-tu pas ce charmant souvenir ?.

Puis, ils ont fui ces moments pleins de charmes, Car le bonheur ne dure qu’un instant :

Au doux plaisir ont succédé les larmes,

Mais, éloignés, notre amour est constant.

Vainqueurs auxquels, par un bien doux échange, Elles devront, un jour, appartenir :

Si c'était nous... 6 bonheur sans mélange !

Nous bénirions cet heureux souvenir !. ..

Août, 1886.

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