‹ Lueurs d'aurore [microforme]Chapitre 92 sur 95 · F4, MONSEIGNEUR · texte numérisé non relu

F4, MONSEIGNEUR

tien !

Æ Naguëère, en écoutant, des pleurs plein la poitrine, | Vos si touchants adieux, votre aimable doctrine,

Pme oi Gage suprême offert de votre charité, E Au pied des chaires d’où nous vient la vérité,

I] nous est souvenu de ces temps d'héroïsme,

Où l’Europe chrétienne, abjurant l’égoïsme,

De mourir pour sa foi faisant tout bas le vœu, : Bravait l'Enfer jaloux, au cri de “ [hieu le veut 4

à Ces épouses en proie aux angoisses amères,

De fils jeunes et beaux ces généreuses mères,

Ces vierges qui voyaient partir leurs fiancés, érd ! Devaient sentir la mort gagner leurs seins glacés ae

Les nobles chevaliers, en suivant l'oriflamme, ps … Songeaient à ses douleurs, et leur tendre, belle âme Mêlait un air de deuil à l'hymne triomphant

Que je’ait aux échos le son de l’olifant.

DIEU LE VEUT

Dieu le veut! Dieu le vr .t, c’est l’adieu magnanime so

Qu'échangeaient ces grands cœurs !

| | La foi qui nous anime, C'est la même, et, chrétiens, nous le saurons prouver, Lorsqu’à Dieu, père aimant, il plaît nous éprouver. Le jour d’épreuve à lui pour l'Eglise naissante, Au nom de qui, je viens-—fille reconnaissante, — D'échapper à vos soins vous dire ses regrets, De son cœur partagé les scrupules discrets :

Se sentant à la fois si triste et si joyeuse ; Pleurant ce qu’elle perd ; de son sort glorieue. Ainsi, la fiantée, au pied des saints autels, : En sa fièvre de joie a des frissons mortels, Entre le Bien-aimé qu’elle voit lui sourire Et son père chéri, qui, d'angoisse, soupire.

Elle craint son bonheur, et son cœur anxieux Trouble un peu, de chagrin, l'ivresse de ses yeux ! Mais, soudain, quand lesprêtre a dit de l'hyménéé Le but si noble et saint, la haute destinée, | Son âme, sans faiblir, laisse échapper l’aveu Qui la lie à jamais, en pensant : Dieu le veut ! Tel, en vous entendant, père aux saintes tendresses, De nos destins nouveaux nous dire les promesses, La bonté qu’eût pour nous le Pasteur des pasteurs, Qui choisit pour gardien l’un de ses serviteurs

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rt LE VEUT

: Parmi les plus aimés, à ce troupeau qu'il fonde | Ê Poui donner aux brebis une paix plus profonde 10 En divisant la tâche entre plus de bergers ; : .… Tel, maïs nous rappelant les si nombreux dangers rouver, Dont souvent nous sauva votre sollicitude, iver, + Gardant de vous aimer la loyale habitude, fe | A vos adieux émus nous répondons : adieu ! Fe Ha | Afin de suivre bien le bon plaisir de Dieu! | Me a L'œuvre que vous laissez si vivace et prospère, rade Un digne successeur, Ô très vénéré père, Va, s'inspirant de vous, en hâter les progrès : + RE | Son dévoûment du vôtre évoquera les traits ; : Et nous reconnaîtrons, à lardeur de son zèle, se EE à Que ce fils bien-aimé vous a pris pour modèle. 1 Aussi l’aitherons-nous, de ce chef, encor plus, | Ce pasteur vigilant ; de regrets superflus à « Défendent de gémir « notre âme attendrie, del © Dociles, nous suivrons sa houlette chérie. inéé 4 Lorsqu' il viendra, pour vous, bénir nos sanctuaires, Nos terres, nos foyers et nos champs mortuaires, Rendre ‘ soldats du Christ” tous nos petits enfants, por Et pour vous et pour lui nos hymnes triormphants "ESS, Monteront vers le Dieu de !1 miséricorde, ses, Pour qu'aux pères, aux fils, à nous tous il accorde eurs, D'idorer ses décrets; sans aucun désaveu,

De le louer sans cesse, au cri de : Dieu le veut ! !

Juin, 1892.

‘PAR L'AMOUR

Or PAR L'AMOUR Qu | Ac A MA FIANCÉE Ye à se APR | Ve ‘ Elie avait mis toute son âme ‘ À me donner, tendre et sans voix, ‘: Ce premier baiser qu'une femme En ‘ Ne sait bien donner qu’une fois. " | Joux KAUFFMANX À — -O femmes, & mes sœurs, dont la grande âme ardente . 1 Aspire, chaque jour, à se mieux dévouer, 4 Pa : | “Que n’accomplirait pas la tendresse vaillante 5 01 Qui brûle votre sein, si, toujours bien prudente, Elle allait !. .. Je le sens, laissez-moi l'avouer. Vo ke FE k : Ga Vous pourriez, par l'amour, régénérer le monde, Lorsqu'il languit, déchu, dans l'oubli du devoir, Mi Si vous saviez offrir l’affection profonde, f An À la seule vertu, jamais au vice immonde, 4 Ce Et garder, plein d'honneur, votre infini pouvoir !. .. k | : ; À Soi Votre aulte, jamais, prêtresses virginales, | Ge N'eut vu le crime affreux maculer ses autels, De

‘Si, domptant votre cœur, héroïques vestales, Voust eussiez méprisé les passions brutales La Et sanctifié l'amour ve ds mortels

PAR L'AMOUR

Or, ce que n’ont point fait les amantes anciennes, Qui permirent a ‘un jour feur sexe fut honni, Accomplissez-le, vous, amoureuses chrétiennes, Vous qu'on aime, surtout, Franÿsises-canadiennes j

Votre nom, par le monde, en sera tant béni.

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IS VOIX, | “ “ ue ; dr { En ces temps où l’on voit notre race flétrie AANN * —Lo colombe naïve aux serres du vautour—

nte : H Transfusez la vigueur de votre âme atténdrie, :

1 | Payez l'impôt du eœur aux maux de la Patrie,

O femmes, sauvez-nous tous à force d'amour !

Vous tenez en vos mains le cœur de bien des horames ;

Gardez de le flétrir ; rendez-le fort et grand.

Mères, faites vos fils meilleurs que nous ne sommes ; Amantes, exigez que ‘“ vaillants ” ils se nomment,

Ceux qui savoureront votre baiser vibrant.

Sous votre baiser pur, Mères et Bien-Aimées, Germeront les héros. Tout comme au doux vote, Des fleurs on voit s'ouvrir les tiges nd

Les âmes, tout à coup, de chaleur ranimées, ce a

Riantes, s'en iront vers l'avenir vermeil.

PAR L'AMOUR

Car c’est son ‘charme à lui, votre baiser de flamme, D'infuser l'énergie et de chasser la peur :

C’est le baume subtil qui nous pénètre l’âme,

Comme un philtre divin dont notre cœur s’enflamme,.

Et du soldat craintif fait un triomphateur !. …. VON. ENVOI À

Un jour que la tristesse, en mon âme blessée, |

‘Etendait, morne et froide, un long voile de deuil,

À l'aspect imminent d’une mort annoncée,

Ton seul baiser, si pur, ma douce fiancée;

Me fit voir un berceau, qui masquait le cercueil.

Et, de navré, mon cœur redevint magnanime :

J'ai vécu !...dans.l’espoir, la tendresse et la foi. Je crois, depuis alors, à ce baiser sublime

De la femme ; je sais la vertu"qui l'anime :

J'ai trouvé mon salut dans ton baiser à toi !

Juillet; 1892

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