CA RICA TUR ES ALLE M A NDES
l'bmpereur allemand suivant la fantaisie du soldat, de l'orateur, du peintre, du jeune élégant, du compositeur de musique et du ministre Composition de Mai'k. (Leipziger Volkszeituiig, de Leipzig, i8y5.)
* Il ne sera pas sans intérêt, à ce propos, d'entrer dans quelques délaits sur la variélé des costumes revêtus, suivant tes circonstaaces, par l'Empereur. Un article du Cri de Paris est, sur ce i)oint, i)articuUèremeat édilJant,
AU SUJET DES UNIFORMES DE l'eMPERKUR
((On ne se fait pas une idée evacteSde la méthode et des principes qui président aux: cliaiifjements d'uuiforme de l'Empereur Guillaïune.
» A la fête des Ordres (18 janvier) et à la f;rande fête de son anniversaire (37 janvier), (Juillauine revêtit le costume brodé de général, .l^our le premier bal de la cour, it porta l'uniforme de gala rouge du régiment des gardes du corps; pour le deuxième bal, l'uniforme des cuirassiers blancs ", i^our te bal de famille, dit bal du Palais, l'Empereur se montra avec un uniforme du premier régiment de la garde à pied. Pour les bals du Carènuî, il pril, au lirenner, l'uniforme du régiment de cavalerie de la garde avec un panlatoii noir, au second la même tenue avec \m pantalon blanc. Aux bals et dinors des ambassadeurs russes, autrichiens, anglais, italiens et espagnols, il parut en uniforme russe, autricliien, anglais, ilalicn o\ cspagnul. 11 agit avec la même courtoisie vis-à-vis des l)i'inces et des hauts persunnagcs la >iihli'sse : il se présente chez eux dans la petite Iciiiic (l(^ " fuinfonne iiu'ils oui \c (ln>il ilc porter. C'est .liiisi (|ue pour se rendre chc/. 11' [iiiiicc Vlhrerhl. son cini'-lii. Il s'h.d)illa rii driigon du 1" régiment; en hussard de lirunsw ick clic/ te iiriiu i' t'"rédéi'ic de I lidieii/ollcrn ; e lle/ le |iriiiri' llal/feld, en cuirassierlies giu'des; (lie/ te prince Henri, smi frère, en amiral; chez \r ciiinli' Slulherg. en gai-de du coriis; elle/ le prince de l'tess en eliasseiir: s'il se rend étiez un des grands dignitaires (•(■(■lésiasli(]ues, |ir()les|:uils, ciiiiiiiie jadis i| a fait cliez son ami, te pasteur Stoecker, l'ap(')lre de l'aril iséii 1 i Usine, il ri'vri, la sniilane et le ratiat de Pasteur protestant de la coiifcssioii d ^ugslioiirg aMT la liii[nc, ornéi' d'tiermine. Personne ne i)0.ssède au même degriique (uiillaiiinc ta science dillieile des uniformes. Ceta tient du prodige! »
« L UI
J'ignore encore... lequel des deux... ceindra la couronne de laurier... mais mon regard... qui perce les voiles de l'avenir... voit nettement que... quel que soit le vainqueur... il recevra... un télégramme! de félicitations... de Berlin. »
C'était, est-il besoin de le dire, une allusion on ne peut plus claire à la fameuse dépêche de Guillaume à Krùger, au lendemain du raid Jameson.
Le jour de la retentissante croisade de Guillaume II en Terre-Sainte, le même Th.
Heine représentait Godefroy de Bouillon et Frédéric- Barberousse s'entretenantdu voyage. Barberousse, pour donner plus de piquant à la chose, tenait en sa main gauche un casque prussien, ce qui faisait dire à Godefroy de Bouillon : « Ne ris donc pas si stupidement, Barberousse! Nos croisades, après tout, elles non plus, n'avaient, au fond, aucun but. »
Le jour de la publication de rOde à AUgir, autre dessin— de Bruno Paul, celuilà, — que l'on retrouvera reproduit ici et qui, malgré ses allusions bien visibles, put passer librement.
Et ce ne sont pas seulement les actes politiques du Souverain, son attitude, dans tel ou tel événement européen, qui prêtent le flanc aux satires des dessinateurs du Simplicissimus —Vâttitude de l'Allemagne officielle vis-à-vis de l'Angleterre, durant la guerre contre les Boërs, fut l'occasion d'une série d'images aux légendes archi-violentes, —