LA VEILLÉE DES ARMES
■ I" Acte, Scène I. — Guillaume II au tombeau... de Chai lemagne.
■ — L'inspiration ! Scène moyenâgeuse convenant on ne peut mieux au double caractère du souverain, très attaché à la tradition tout en étant très moderne.
(Puni-h, tic LoïKlros, 2,3 juin i88fi.)
* Sovis Ip frayon du (Ipssinateiir anfilais, un loilaiii ((Mr saliii(|iu' <l(iil rtrc allribué à relie iiuaiic Mais il n'es! pas sans intérêl do noier - iiaicc (|ue cela tldiiiie une indication (iiécise sur l'espril y(-riiianl(|uc — que de pi-aiides eslaïupes se pnliliereMl, alors, où l'on voyait ('■nillaunie 11 allanl eiiereiier son in-piralion aupn's de Frédéric Harberousso.
l'arrivée de l'empereur GUILLAUME
(Nebelspalter, de Zurich, 27 juin 1888,)
* Dans le coin, sur le devant, Bis narck, tenant enfermé dans une cage le docteur von GelTcken, dont on sait les démêlés avec les autorités pour avoir édité, peu après la mort de Frédéric II, le Tagebiich de l'Empereur comme Kronprinz. Dans le coin, en haut, le docteur Mackenzie, le médecin de l'Empereur Frédéric 11, soutenu envers et contre tous par l'Impératrice et qu'on accusait, dans les milieux allemands, de trop parler, de trop écrire et de ne jamais agir. Le Bandwurm qui lui sort de la poitrine et que coupe Guillaume est le symbole des longues périodes dans les travaux des savants allemands.
Bismarck, au belliqueux Guillaume. — Ne t'excite ^pas tant que cela, beau Mars ; quand j'aurai mis mon pied sur le coq gaulois, pour le faire crier, tu pourras marcher, et ce n'est pas à un coq en carton que tu auras affaire.
Caricature de J. Blass. (Le Triboulet, 33 juillet 1888.)
* Première caricature française publiée sur Guillaume.