‹ "Lui" devant l'objectif caricaturalChapitre 40 sur 95 · GUILLAUME II EN RUSSIE · texte numérisé non relu

GUILLAUME II EN RUSSIE

— Ne vendez jamais la peau de l'ours avant de l'avoir tué !

Caricature de G. Frison. (Le Troupie'; i8go.)

* Allusion aux tentatives de Guillaume non couronnées de succès pour essayer de faire entrer la Russie dans la combinaison de la Triple- Alliance. — • On sait que les Russes offrent en gage d'amitié le pain et le sel : d'où les attributs parlants qui figurent ici au premier plan.

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LEUR RÉFORME SCOLAIRE. — l'emPEREUR PÉDAGOGI F.

Caricalnro de J. lilass. {I.e Trlboulet, 25 décembre iSyo.)

* Dos les premiers jours de son règne, Guillaiiiiie II s'était iiréoccupé de la réforme de l'enseignement universitaire. Le 4 décembre 1890, il réunissait dans la grande salle du Ministère de l'Instruction publique, une conférence scolaire dans laquelle il exposa longuement ses idées personnelles sur l'éducation. Ce discoiirs, qui eut alors un grand retentissemcnl, s(> terminait par l'aflirmalion qu'on va lire : « Professeurs, historiens, écrivains, je vous livre notre jeunesse allemande en vous disant : « Jusqu'ici nous avons conduit nos jeunes gens » des ïherinopyles à Cannes vers Rosbach et Vieuville. A l'avenir il faudra partir de Sedan » et de Gravelotte vers Leuthen et Rosbach pour aboutir à Mantanée et aux Thermopyles. » C'est à cette phrase historique que fait allusion l'image de Blass.

BISMARCK DANS l'oPPOSITION

Le chancelier Caprivi. — Tant qu'il s'en tiendra aux inconvenances, \oUe Majesté n'a qu'à le laisser faire; mais, s'il se met à jaser sur le passé, nous le ferons se' souvenir de llarry

von Arnim. (;,-,,.i,.ai„re de Joliaïui itiraakensiek. (Il eWcft/arf voor Nederland. 33 février 1891.)

* Sur les pierres que lance l'ex-rhanrelier, on lit : Hamburger \Nachrichten et [Mûnchener AUgemeine Zeitung, c'est-à-dire les noms des journaiix ((ui étaient àjsa dévotion et par l'entremise desquels il attaquait directement l'Empereur. L'alTaire d'Arnim [est [chose trop connue pour qu'il soit nécessaire de s'y arrêter autrement.

CONSÉQUENCES d'uNE VISITE IMPERIALE

— Depuis que Guillaume a pris part à un commers d'étudiants, à Bonn, des corp^(c'est à-dire des unions fermées, aristocratiques) vont être créés sous le titre de Burschen Impérial. Et quelle va en être la conséquence ? C'est qu'à l'avenir la police ne saura plus distinguer entre eus et l'Empereur. « Vive la liberté du Bursch ! » (Cette Jdernière ' phrase est le refrain d'une chanson d'étiidianls )

Caricature de H. van Muyden. (Nebelspaller, de Zurich, aS mai iSiji. )

* La Kneipe (réunion où l'on boit) est, à proprement parler, la beuverie, la souloir Ae. 1 ancien temps. L'enseigne Zam Fuchs, « Au Renard », vise le corps des étudiants qui sont tous, des Facfis présidés par le Faclumajor. Il s'agit, ici, d'une visite-faite par l'Empereur ;» la Borussia, de Bonn, lors d'un commers d'étudiants.

DEUX PAS VERS l'iDÉALI^. i Léon XIII. — Le capital est là pour le travail, et le travail pour le capital. L'union est. partout, la condition indispensable à la beauté et à l'ordre. Le désaccord ne peut amener que la sauvagerie et le désordre. Pour éteindre les dissensions et, même, pour en effacer les causes, le christianisme possède des forces merAeilleuses et diverses.

{Encyclique, du 17 mai 1891. u De Rerum novarum. n) L Empereur Guillaume. — C'est ma résolution de mettre la main à l'œuvre pour améliorer la situation des ouvriers allemands. C'est tui des premiers devoir de l'Etat de régler le temps, la durée et la nature du travail, de telle façon que la santé, la moralité, les besoins économiques des travailleurs et leur égalité devant la loi puissent être garantis.

{Rescril Impérial du 4 février 1890, pour la protection du travail.) *'Sur le rayon de lumière qui vient éclairer In fignie pontificale on lit : Liberté — EgaliU- — Iraternile. Composition de Johann BraaKcnsick, ( W eekhlad loor Nederland'^ 7 juin 1891.

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