‹ "Lui" devant l'objectif caricaturalChapitre 65 sur 95 · NOBLESSE OBLIGE · texte numérisé non relu

NOBLESSE OBLIGE

Willy. — Dis donc, oncle Edi, les journaux annoncent que tu n'aurais donné que cent livres pour les pauvres^ide Rome : ça c'est vraiment rosse.

Edi. — Peu m'importe, Willy, quon annonce cela dans les journaux; après tout, j'ai encore des charges envers les pauvres petits enfants de Paris.

Caricature de F. BoscovUz. (NebelspaUer, de Z\irii li, 2.3 mai igoS.)

Lors fie Veiilefieiuent ilc sa grand'mcre, GuiUaunic II laissa 70,000 marks de pourboire aux domestiques de Windsor et d'Osborne.

l'empereur GUILLAUME AU YACHT-CLUB

— On a de grandes montagnes et cela peut être fort beau, mais qui pourrait s'amuser sous le drapeau du Yacht-Club aussi bien que les yachtmen bleus du Danemark. Et qu'il survienne un aigle à moustaches^ alors ils

descendent le pavillon et saluent. , ^, • • ,^

^ [Klods-IIans, de CUnstiama, igoS.)

* A propos de la visite de Guillaume au roi de Danemark.

L'Empereur est ici en clubman : pantalon blanc, veston bleu, casquette bleue avec l'insigne du Club. C'est dans ce même costume qu'il se montre aux régates du Yacht-Club Impérial de Kiel ou bien à celles de Cowes, n Angleterre.

DANS l'ombre ])!•: l'aiglk américain

(American and Journal, de ]Ne\v-Yo)k, février igoS.)

BIBEL, BABEL, BEBEl!.

L'Esprit de //am.'nv^éi. — Regarde ! toutes les histoirci et les révélations de la Bible, nous, Assyriens, nous les possédions sur nos tablettes huit siècles avant la naissance de Moïse.

Summus Episcoptis (le premier évêque) : Guillaume. — Il y avait donc un peuple qui avait ces croyances avant qu'elles n'aient été écrites. Pour-

uoi ne pas laisser, aujourd'hui, les gens continuer à croire, malgré

chultze-Delitsch et Bebel ?

(Fischielto, de Turin, a8 février igoS )

*Le professeur SchuUzc-Dclilsili, assyriologue éiudil, avait afnrnié, dans des conférences faites, la plupart du temps, devant l'Empereur et l'Impératrice, que la Bible des Hébreux avait sa source dans les traditions assyriennes et chaldéennes. Craignant, sans doute, que

<le telles dcduclions, en reléguant au second plan le principe de la révélation divine, ne vinssent porter préjudice aux. croyances religieuses de la masse, il combattit la théorie de Schultze-Delitsch dans une lettre à l'amiral Hollmann rendue publique et qui, même, eut les honneurs d'une brochure répandue dans toute l'Allemagne à milliers d'exemplaires.

La satire crayonnée se mit, elle aussi, de la partie, et l'on put voir, au-dessous d'iina- ^"^es plus ou moins comiques, de longs dialogues entre l'Empereur et le savant assyriologue. Passé à l'état du fou du Roi Lear, Schultze-Delitsch se trouvait réprimandé par Hollmann, recevant également le fouet, soit pour avoir caché la vérité, soit, au contraire, pour l'avoir aliirmée.

Et, comme ces conférences avaient pour titre Babel and Bibel (Babylone et la Bible), il s'en suivit que toutes les images publiées dans les pays de langue germanique se présentèrent sous ce vocable. Souvent — tel est le cas ici — à Babel et ù Bibcl, l'on ajoutait Bebei, l'ennemi, le socialiste, le rouge, le chien.

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