‹ "Lui" devant l'objectif caricaturalChapitre 87 sur 95 · LES BATEAUX DE L ANNEE · texte numérisé non relu

LES BATEAUX DE L ANNEE

Pierpont }[organ. h l'Kmpi'rcur d' Mionianne. — Vous me plaise/, inmi i;arciin. I sam yoii midi like ,you. Illles-iiKii (piellc <'sl <vlle pclile machine que vous avez sui' Xdlic casipicv'

L'Empereur. — L'aie),' ,|,.s ll,,licii/(illci-n. l'oiseau impéiial.

IHerfinnl Mi^njun -- Well ! J'ai juslemenl besoin d'iiii presse pa[iici'.

L'Empereur. — Coinnienl donc... II n'esl rien qne je Tie lasse pour assurei- les lionnes relations entre nos deux peuples.

Pterpnni-.Uo/Y/rt/i (sans iicne)- — Tenez, prenez donc ce Panama, is a\(ins besoin ipiccelli' coill'nrc devienne à la

mode, nous axons ini stock ilc cliapcanx de paille à écouler.

(L'Empereur d'Allemagne se coiffe du Pwiama, et immédiatement, tous les personnages ont celle coiffure sans gène, sauvage et bien yankee.)

Vignelte de Mélivel. (17e Parisienne, 190

Vignelle de L. AIclivel, (loiir ni} arliclc île /..< Vie Parisienne, (t.cs lldleiiu.i- de l'Aimée. u)ii.'l.)

['Icriioid Mon/un \lllrii;ld! nilesnioi, Minlc/vons ilonner.le coiisimI .'i s(ilic,IVcri

ini.ind il rc\iciidra chez nous, de l'anl rr nili- 1 le la mer, dcn>lirer lonjonrs sacasipiell inianil il se Ironxcra dexaid les dames, ( i'csl une ipicsliou d'el iipicl le, nous axons noir éliipielle américaine, ^ons axons reçu a nssi . celle an nce, une ani re \ isile princiere, un d nos amis de liiissie, M. Dnpoid, ipii s'e-l pei inis cliez niins ili>, jonci' ;ni poker cl de hoiredu eliauipa,i;ne, Mn conséquence, cerlaines personnes l'oiil coupe, el nonl pas cunsenli a le

recevoir. INous pouvons, nous autres, fumer et jouer au poker ; cela vous est absolument interdit chez nous, à vous autres Européens. ÎNous avons entrepris la tâche de vous moraliser.

La CocoUe. — Le trust de la vertu.

f Empereur d'Allemagne (un peu agacé), allant vers M. Dupont. — Dites-moi, mon cher monsieur Dupont, votre ami, M. Moi gan, m'a tout l'air d'avoir fait le trust de la familiarité. 11 me prend mon aigle, il blague mon frère, il me coiffe d'un chapeau de pêcheur à la ligne! Ah 1 il faut que je sois un doux Allemand, désireux de faire un bon petit commerce et de placer les bons petits produits de mes bonnes petites manufactures, pour tolérer un pareil ton.

M. Dupont. — Ces gens-là n'ont pas de passé.

— Ma nièce, que lonez-vous tant à l'uniforme.' Lorsqu'ils l'ont olé. ces hommes-là ne sont pas mieux faits que les autres 1

Croquis de L. Mclivel. (/.a Vie Parisienne, ii mars igoS.)

L'Empereur (grincheux). — C'est possible, mais leur ,'pivspril est bien gciiaiil... Tenez, j'ai interdit qu'on prenne de moi la moindre (photographie insliirilariéo, a(in do ne laisser de jnoi-même que des images passables... Eh bien ! cette bnde m'a kodaké trois fois...

M. Dupont. — Mais...

L'Empereur. — Parfailement. La première fois |i(>n(laiil (|uo je me niellais, par hasard, les doigts dans le nez; la seconde fois, je m'oubliais à pincer la liiilie il'niic dame; la troisième fois, c'élait au sortir de cet endroit discret que vous appelez, à bord, la bouteille... Ce Morgan ne se contente pas de me manger dans la niaiii, mais il me chique dans la main

.1/. Dupant osl lies embarrassé. lu-iii-(Misemcpd une evcellenio idée lui vient. — Sire, je suis désolé.., mais |,,Mrnclliv. moi ,1c \nns onxoy.T M. Alfred Capus, l'homme des heureux (k'noucmenis; ;i\c( lui. IimiI se liTniliiria liii'n

Capu.^ (amer .mpivs ,1,- rKiiipiMcni i, ,1c ne dirai .i Vnlre Majcslé qu'un do ces mots protonds el Mi-ncs ,|ni. ne \onlanl rii^n (lin>, s'.ulapifnl à loules les situations, et peuvent passer pour de la liiics.^c. .si prn ,|,u' l'on vcnille leur prèlcr une intention quelconque, et qui sont, en lous cas, d'une coniprcliension aisée : Qui perd gagne. C'est consolant. Ca ne conclue pas, mais ça fait toujours plaisir, je suis pour les ilénouements heureux.

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