‹ Lupus Érythémateux: Traitement MixteChapitre 16 sur 38 · ARGUMENTS CLINIQUES · texte numérisé non relu

ARGUMENTS CLINIQUES

a) L'étude des antécédents donne ici des résultats beaucoup plus constants qu’en syphilis. Suivant l'expression d'usage « on trouve autour de ces malades

une atmosphère tuberculeuse >». Il est très fréquent.

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-en effet, de retrouver dans les antécédents directs ou collatéraux de nombreuses méningites, des tuberculoses pulmonaires ou osseuses. Ainsi Boeck trouve 66 % d'antécédents tuberculeux personnels et 83% si l’on fait intervenir les antécédents héréditaires et ceux des frères et des sœurs.

Mais ici, nous croyons devoir faire la même remarque que pour les antécédents syphilitiques. Si l’on remonte à la deuxième génération, on voit que les antécédents s’intriquent. Ce sont des méningites, des congestions cérébrales, aortites, des mort-nés, des cancers, des morts subites d’origine indéterminée et l’on conçoit dans quelle incertitude nous laissent d'aussi multiples constatations.

Enfin parmi les antécédents personnels il n’est pas rare de voir les malades avoir déjà présenté d’autres manifestations cutanées et principalement des tuberculides et écrouelles ;

b) Les lésions ganglionnaires — Boeck les retrouvait dans 82 % des cas — Hallopeau et Janselme, Leredde ont trouvé des bacilles de Koch dans certaines adénopathies suppurées, accompagnant des poussées de lupus érythémateux ;

c) L’exploration radiologique du thorax permet assez souvent de constater la présence d’infiltrats pulmonaires et de ganglions bronchiques ;

d) Résultats des autopsies. On pourrait supposer que certaines lésions, passées inaperçues durant la vie, pourraient être révélées sur le cadavre.

Or, Harry-Keil a montré que dans 50% des cas, la

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tuberculose ne pouvait être trouvée (Harry-Keil, Arch. of Dermat., 1933, vol. XXVIIT, p. 765).

Enfin, un dernier argument clinique plaide en faveur de la tuberculose ; tout le monde observe en effet que la majorité des porteurs de lupus érythémateux succombe à la tuberculose généralisée ou à la phtisie pulmonaire.

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