CONCLUSIONS
A la fin de ce travail nous croyons pouvoir formuler les conclusions suivantes. Elles sont de deux ordres : pathogénique, thérapeutique.
I. — Pathogénique : 1° Un terrain syphilitique se rencontre toujours chez un porteur de lupus érythémateux.
20 Un terrain tuberculeux se rencontre toujours chez un porteur de lupus érythémateux.
3° La distinction de ces deux terrains est confirmée et affirmée par l'emploi de la leucocyto-réaction aux antisyphilitiques pour le terrain syphilitique, aux sels d’or pour le terrain tuberculeux.
Cette distinction ne préjuge nullement de la nature du lupus érythémateux, mais seulement des terrains sur lesquels celui-ci se développe.
IT. — Thérapeulique : 1° Un antisyphilitique ne doit pas être employé seul pour soigner le lupus érythémateux ; s’il peut guérir quelquefois, il est souvent inactif, même choisi par la leucocyto-réaction.
2° Un sel d’or ne doit pas être employé seul pour soigner le lupus érythémateux ; s’il peut guérir quel-
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quefois, il est souvent inactif, même choisi par la leucocyto-réaction.
3° Lorsqu'un sel d'or n’a pas donné une réaction positive chez le malade, on peut obtenir cette positivité par une réactivation.
4° L'emploi simultané d’un antisyphilitique positif et d’un sel d’or positif constitue le traitement rationnel du lupus érythémateux. I fait disparaître le lupus érythémateux et restreint les accidents qu’on a coutume d’observer au cours des thérapeutiques auriques.
On peut obtenir les mêmes résultats à condition qu’on applique la même méthode. Mais il ne s’agit pas de la même méthode, et l’on ne recueillerait pas les mêmes résultats, si on en retenait seulement la première condition, l'association simultanée, en négligeant systématiquement la seconde, la leucocyto-réac-
tion.
Vu : le Président de la thèse, GOUGEROT.
Vu : le Doyen, M. TIFFENEAU.
Vu et permis d'imprimer :
le Recteur de l’Académie de Paris,