‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 116 sur 283 · Voir ci-dessus, t. I, p · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, t. I, p

3. Historien von des ehrw. in Golt seligen teuren Mannes Gottes th. Martin Luther, Nùrnberg, 15G7, fol. 137. Ces confidences

lent parfaitement avec ce que Luther écrivait à Jean Lang le 28 mars 1622 (Enders, III, 323). VoiF ci-dessus, I, p. 39, — [La tour fut bâtie : elle existait des i5/jo. Grisar, I, 429]. /». Même ouvrage, fol. x36\

198 procédés odieux de discrédit

Mais il oublie de dire que c'était Luther qui était responsable de cet état de choses, que c'était lui qui avait donné le ton à cette société démoralisée.

Dès le début, le père de la « Réforme évangélique » avoua (et s'il ne s'agissait de Luther on pourrait presque dire : il avoua ingénument) que les apostats et lui-même ne s'étaient pas améliorés d'un iota de ce qu'ils étaient sous le papisme. Le 22 mars i522, il écrivait à son confrère apostat JeanLang : « Chez nous tous, la vertu de la Parole est encore cachée ou trop faible, ce qui m'étonne extrêmement. Nous sommes toujours les mêmes : durs, insensés, impatients, téméraires ivrognes, dissolus, querelleurs. Bref, cette belle charité qui est la marque distinctive des chrétiens ne se montre jamais en nous, et l'on voit l'application de ce mot de saint Paul : a Nous avons le royaume de Dieu en paroles et non en œuvres1. » Pour s'excuser, lui et les autres, il falsifie l'Ecriture ! Car saint Paul ne dit pas : « Nous avons le royaume de Dieu en paroles » ; il dit : « Le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en œuvres2. » Ce passage renferme précisément une condamnation de Luther et des siens, eux qui avaient toujours sur les lèvres la parole de Dieu, l'Evangile, alors qu'ils y contredisaient par leurs œuvres.

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