Cod. Palat. I. 1820, fol
2. Weim., XX,G22 (1627) ;Cod. Palat. L, fol. 148 :«... Monachinon contenti illa impietate et blasphemia sanguinis Christi, etiamaliis mérita et opéra sua vendebant. Quo quid dici potest horribilius ? Haecigitur aborainatio satis magna causa esset, cur omnia monàsteria funditus everterentur ».
3. Dès 1 520 il suppliait Dieu d'intervenir: «Ah! Jésus, mon Seigneur, lève-toi, fais luire ton dernier jour, et détruis le repaire du diable à Rome (A la noblesse chrétienne). Weim., VI, 453. — (N. d. T.) : Luther croyait la fin du monde prochaine, et comme on le voit ici, il l'appelait de ses vœux. 11 dira de même en i5a3, dans son explication du Veau-moine: Sans aucun doute, il y a là le signe d'un grand malheur ; « mon désir et mon espérance est que l'événement prédit soit la fin du monde ». (Weim., XI, 38o, g). Il est curieux de voir ce Réformateur, au lendemain de sa révolte contre le pape, n'avoir pas plus d'enthousiasme pour la mission qu'il a reçue de Dieu. — Grisar parle fréquemment de la persuasion où était Luther que le monde allait prochainement finir. T. I, p. 374, 412, /|65-/»6G, 492, 494, etc.
lion ordinaire de leur charge, l'autorité séculière et la noblesse devraient agir en ce sens (c'est-à-dire se tourner contre le pape et l'état ecclésiastique), chaque prince et seigneur dans son pays. Car ce qui se fait par le pouvoir ordinaire n'est pas un acte de violence i ! » Donc, en résumé, l'autorité séculière, c'est-à-dire la main et le pouvoir de l'homme devaient détruire la papauté et le clergé.
Depuis son apostasie jusqu'à sa mort, voilà son idée fondamentale. « Tous les couvents, » dit-il en i523, « toutes les cathédrales, et toutes les abominations du même genre qu'on a introduites dans le lieu saint doivent être totalement anéanties ou abandonnées, parce que, au manifeste déshonneur du sang du Christ et de la foi, elles persuadent aux hommes de se confier dans leurs œuvres et d'y chercher leur salut, ce qui s'appelle renier le Christ qui nous a rachetés, comme le dit Pierre2. » En i545, il voulait laisser subsister quelques monastères, comme des mémoriaux de honte ; tous les autres devaient être détruits 3. Plusieurs années auparavant, il disait dans un sermon : « Je voudrais voir dans le feu toutes les chaires à prêcher, avec les couvents, chapitres, clôtures et chapelles, et que tout cela ne fût que cendre et poussière à cause de l'horrible séduction des pauvres âmes *. » Voilà ce
i. Weim., VIII, 679 (1 5 2 2).
a. Enders, IV, 22/1 (7 septembre i5a3) : «... penitus abokndas aut deserendas esse ». Luther se réclame de II Petr. 2, 1. Naturellement, saint Pierre n'y dit absolument rien contre les bonnes œuvres, mais contre les sectes qui renient le Christ.