‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 137 sur 283 · RÉSUMÉ DE LA PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA PREMIERE PARTIE

(( Quel mal y aurait-il à ce que, pour un plus grand bien, et en considération de l'Eglise chrétienne, on dît un bon et gros mensonge * ? » Dans l'entreprise à laque lie il se donna tout entier, d'anéantir la papauté et ses meilleures troupes auxiliaires, les ordres religieux, il prit le mensonge comme allié. Il ne se fit aucun scrupule de proclamer que les mensonges utiles et secourables n'allaient pas contre Dieu2 ; en même temps, lui qui accusait la papauté de mensonge, il était obligé d'avouer que « d'après les moines, il fallait toujours dire la vérité3 ».

Par l'ouvrage sur les vœux monastiques, les mensonges de Luther ont triomphé : ils ont séduit des multitudes de religieux. Et l'on peut juger par là de la valeur morale de tous ces religieux. Du reste, pour ne pas s'étonner de cette docilité à écouter Luther, il suffit de connaître leur vie d'avant et d'après ! Pour « l'Eglise évangélique », il est très significatif aussi qu'un tel écrit, qui regorge de sophismes, de contradictions, de mensonges et de calomnies, y jouisse d'une si grande autorité, et que pour les questions qui y sont traitées, c'est de lui que s'est inspirée la profession de foi de cette Eglise, la Confession d'Augsbourg.

Luther s'est servi de la déloyauté et du mensonge avec une désinvolture où l'on a rarement atteint, et on

i. Voir, ci-dessus, I, p. 210.

2. Voir, ci-dessus, I, p. ai£. Ailleurs encore, Luther défend souvent la légitimité des mensonges utiles. On en trouvera des preuves au cours de cet ouvrage.

3. Weim., XXVII, ia,38(i528): «Monachi in totum voluntdici -\eritatem. »

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