‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 170 sur 283 · Weim., I, 498 (xôi · texte numérisé non relu

Weim., I, 498 (xôi

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et qu'elle se dilate, afin de purifier l'homme tout entier *.

Il dit dans un sermon de la même époque : « Il faut priver de fourrage l'âne trop pétulant, pour qu'il ne se rompe pas les jambes aux endroits glissants ; il faut le harasser de travail jusqu'à ce que la démangeaison lui passe 2 ». C'est par les jeûnes nombreux, dit-il dans le même sermon, c'est-à-dire en réduisant sa nourriture, en buvant de l'eau, en s'astreignant à des veilles, en travaillant et en détournant les yeux de ce qui les flatte que nous devons dompter la licence de la chair 3 ». « Nous devons mortifier et apaiser les appétits grossiers et mauvais de la chair par les jeûnes, les veilles et le travail », dit-il Tannée suivante dans son sermon sur les bonnes œuvres 4. A cette époque, où il avait déjà refusé de se soumettre au pape et à l'Eglise, il tient tellement à cette doctrine sur les mortifications que, malgré ses exhortations pressantes de ne pas ruiner la chair, mais seulement ses appétits, il fait ici une exception : « Ce serait au cas où les ardeurs de la chair se feraient sentir si fortement et si violem-

i. Wcim., II, 53G.

a. Weim., IV, 626 (8 déc. i5ig). — Du reste, cette pensée ne lui est pas personnelle : il l'a empruntée à S1 Augustin : « Habes viam, ambula, sollicitus tamen doma jumentum tuum, carnem tuam, ipsi enim insidet anima tua. Quomodo, si in hac via mortali jumento insideres, quod te gestiendo vellet praecipitare : nonne ut securus iter ageres, cibaria ferocienti subtraheres et famé domares, quod freno non posses ? Caro nostra jumentum est; iter agimus in Jérusalem, plerumque nos rapit caro et de via cohatur excludere : taie ergo jumentum cohibeamus jejuniis » (Sermo de Cant. novo. n. 3).

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