‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 280 sur 283 · SECONDE EDITION DE LA TRADUCTION ', AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

SECONDE EDITION DE LA TRADUCTION ', AVERTISSEMENT

CHAPITRE XL — LUTHER ET LE « BAPTÊME MONASTIQUE ». THOMAS D'AQUIN, LTNVENTEUR PRÉTENDU DE CE BAP- TÊME 5-ag

D'après Luther, on aurait partout égalé au baptême l'entrée dans un ordre religieux, 5 ; — critique de cette assertion. Effet du don total de soi à Dieu, 6 ; — Luther n'en parle jamais ; critique des explications d'Ursule de Mûnsterberg sur sa sortie du couvent, i3; d'un passage prétendu d'un sewnon du dominicain Hermann Rab, ik. — Fausseté de l'affirmation que Thomas d'Aquin a égalé au baptême l'entrée dans un ordre religieux, et qu'il a été le premier à parler du baptême monastique, 18.

CHAPITRE XII. — LE « BAPTÊME MONASTIQUE » DES CATHOLIQUES EST-IL UN RENIEMENT DU BAPTÊME DU CHRIST ? 3o-39

Luther attribue au « baptême monastique » une signification absolument controuvée, pour arriver à le présenter comme un reniement du baptême du Christ, 3o ; — critiquede cette accusation, 34 ; — et des différents aspects sous les quels il a présenté set dispositions quand il a prononcé sos vœux, 35.

CHAPITRE XIII. — MENSONGE DE LUTHER SUR LA CONDAM- NATION DU MARIAGE PAR LE PAPE. SON ENSEIGNENENT DIS- SOLVANT AU SUJET DU MARIAGE 4o-l46

Si. — Le mariage prohibé, mais non condamné par le pape 4i-44

Sa. — Le mariage condamné par le pape couine coupable et impur 45-58

Par son vœu de chasteté, le religieux traite-t-il le mariage d'état d'impureté ? 45 ; — de ce que l'on reconnaît un état comme plus élevé et meilleur, il ne s'ensuit pas que l'on condamne les autres ; contre Ziegler et Seeberg ; textes de saint Augustin, de saint Jérôme, de saint Ambroise et de saint Thomas, 5o; — de tout temps, les paroles de J. -G. et des apôtres ont porté l'Eglise à voir dans la virginité un état plus élevé et plus propre au service de Dieu, 54 ; — de ce que l'Eglise catholique défend le mariage aux prêtres il ne s'ensuit pas, comme le veut Luther, que le mariage soit un état d'impureté et de péché, 55.

S 3. — Mensonges de Luther sur ses idées antérieures à l'endroit du mariage 58-67

Luther prétend avoir été fort étonné des passages de saint Bonaventure sur le mariage, 58 ; — dès son jeune âge, n'avoir pas cru pouvoir sans péché penser à la vie des personnes mariées, 5g. — En réalité, avant son apostasie, il a écrit de celles pages sur le mariage, 60 ; — avec l'Eglise catholique, il reconnaissait alors le triple bien du mariage, 65.

S 4- - La pratique et la tradition de VEglise contredisent les co omnies de Luther 67-82

Le mariage institué dans le paradis terrestre, 67 ; — la A»esse de mariage, 68 ; — allocutions pour le mariage, 70; — sermons sur le mariage : Berthold de Ratisbonne, Pérégrin, etc., 71 ; — manuels liturgiques de Lochmayer et de Surgant, 73 ; — postilles allemandes, 78 ; — Pie II, Nicolas de Cusa, 79 ; — les grands moines saint Bernard et saint Basile sur le mariage, 80.

S 5. — Cest précisément d'après les principes de Luther C*lê le mariage est un genre de vie coupable et illiciie 82-91

Idées de Luther sur le mal intrinsèque au devoir conjugal, 83 ; — en soi, il est un péché aussi bien que la fornication, feulement Dieu ne l'impute pas, 87.

S 6- — Luther se fait du mariage une conception absolument physique et sensuelle. — Calomnies de Kolde contre la doctrine catholique 92-105

« La nécessité demande que l'homme s'unisse à la femme et la femme à l'homme », 93 ; — Luther enlève au mariage le caractère de sacrement et le rabaisse au rang des actes physiques, g5. — Conséquences : le divorce, les mauvaises mœurs, la polygamie, 97. — D'après Rolde, « par un héritage du catholicisme, il manquait aux Réformateurs la pleine vision de la beauté morale du mariage », 101 ; — « attribuer à la femme le rôle de concubine pour enlever à l'homme ses troubles de conscience » n'est qu' « un écho du dédain que le moyen âge avait pour la femme » ; réfutation, io4-

S 7. — Conséquences des principes de Luther : le mépris pour la femme et la dépravation de la jeune fille. io6-ii3

Le mépris pour la femme commença au moment où l'on rabaissa celle qui est bénie entre toutes les femmes, et où on ne laissa à la femme que le rôle d'un instrument pour satisfaire les passions irrésistibles de l'homme, 106; — ainsi, pudeur féminine, mœurs honnêtes s'en allèrent à vau-l'eau, T09 ; — les Réformateurs eux-mêmes se lamenteni sur la corruption croissante des mœurs, 10g.

$ 8. — Conséquences de l'attitude et des enseignements de Luther : le relâchement des mœurs, l'adultère, le mépris du mariage ii4-i4i

C'est en vain que le Réformateur essaie de se disculper, n4 ; — dès lors que Luther foulait aux pieds le célibat, et le serment qu'autrefois il avait fait à Dieu, le mariage devait être considéré comme une chambre de torture» et le lien

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conjugal comme sans importance aucune, 1 16 ; — quelques mariages de prédicants luthériens à cette époque; l'échange des femmes, 118. — Légèreté de conduite de Luther ; Catherine Bora, 119. — L'excès dans la boisson, l'une des causes des mauvaises moeurs de l'époque, 126; — autre cause : la doctrine de la justification par la foi, 137; — légèreté de langage de Luther, ia8 ; — sa haine contre l'Eglise le poussait à prendre le contrepied des lois de l'Eglise sur le mariage et le célibat, i33; — on en vint ainsi non seulement au mépris de la continence, mais encore de toute pudeur, i34. — Le mariage résiliable au gré des parties, i35; — suppression des empêchements de mariage, i4o.

S 9. — Comment la situation s'améliora. — Par nature, l'âme est catholique et non luthérienne i4a-i46

Intervention de l'autorité civile, ikU ; — acheminement inconscient des théologiens protestants sérieux vers les principes catholiques sur le mariage, i65.

CHAPITRE XIV. — conclusion. — préoccupations inférieures DE LUTHER DANS SA LUTTE COMRE L'ÉTAT RELI- GIEUX i46-235

Luther a dénaturé et travaillé à rendre méprisable la doctrine catholique sur les conseils et sur les vœux, 147; — son écrit sur les vœux monastiques prouve le vieux dicton que tout apostat est un calomniateur de son ordre, i5i.

S 1. — Vulgarité et grossièreté de Luther dans ses appréciations sur les prêtres et les religieux. . . . i52-i58

Etymologie des mots nonne et moine, i5a ; — il faudrait appeler les prêtres des « têtes-pelées », 1 54 ; — ce n'est que pour ennuyer le pape et les siens qu'il s'est marié, et il se propose de les irriter davantage encore, i56.

S — Procédés de Luther pour amener les religieux à l'apostasie 158-167

Les armes de Luther furent les falsifications et les contradictions, l'astuce et les sophismes, i58; — mais en i5i6, il

reconnaissait encore que l'état religieux était capable de pro curer un repos véritable et la paix de l'âme, 166.

S 3. — Tactique de Luther pour rendre le peuple hostile aux religieux. Leur vie dissolue ; la sainteté monastique et la « justification par les œuvres » i68-i85

Parfois, Luther représente les religieux comme des gloutons, des buveurs, des viveurs, des paillards et des fainéants, 168; — ailleurs, il s'élève contre leur sainteté par les œuvres, et l'austérité exagérée de leur vie, 174 ; — par là, ils ne parvenaient qu'à mériter la damnation éternelle, 181.

S \. — Calomnies de Luther sur la « Formule monastique de l'absolution» 183-190

Pour montrer que c'était uniquement en raison de leurs œuvres qu'ils entendaient être absous de leurs péchés, il cite une prétendue formule d'absolution qui n'en est pas une, tandis qu'il passe la véritable sous silence; elle serait imputable aux déchaussés, 186 ; — Luther lui-même a maintenu la formule catholique de l'absolution, 187; — sens de la formule monastique, 19a.

S 5. — «Le grand malfaiteur condamne le petit ». Moyens indignes employés par Luther pour discréditer les religieux et le clergé séculier. . . , 195-332

Luther attaque les religieux et les prêtres sur le point où lui et sa suite étaient dans la situation la plus fâcheuse, ig5 ;

— les augustins apostats, 199. — L'enseignement de Luther sur l'impossibilité de résister à l'entraînement de la chair fut sa grande force d'attraction, ao5. — Pour détourner de la vue de ces excès les regards du public, Luther attira l'attention sur les fautes du clergé régulier et du clergé séculier, 208 ;

— attaques injurieuses contre les moines et les prêtres, an ;

— pamphlets, a 16 ; — chansons, a 18 ; — caricatures : l'ànepape, le veau-moine, aao.

S 6. — Déloyauté et haine mortelle de Luther à l'endroit des couvents et des ordres religieux 333-a35

4g3 TABLE DES MATIERES

Tantôt Luther déclare que la vie mauvaise des religieux serait peu de chose si leur doctrine était convenable, tantôt il trouve leur doctrine convenable pour ne s'attaquer qu'à leur vie, 223 ; — tantôt il recommande la douceur, tantôt il soutïle la haine et la violence, 224 ; — depuis sa chute, il fut hanté de l'idée de la destruction de tous les monastères et de toutes les cathédrales, 228 ; — pourtant, «il n'a souhaité aucun mal aux papistes », 23o ; — son audace s'accroît de l'attitude des évêques, 232. — Transition à la seconde partie, 233.

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