‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 37 sur 278 · Joan., XIV, G · texte numérisé non relu

Joan., XIV, G

confiance. Car si, tout en ayant la vraie doctrine, nous négligeons la vertu, elle ne nous servira de rien ; et si, quoique vivant honnêtement, nous nous écartons de la doctrine véritable, nous ne gagnerons rien non plus pour notre salut. Voulons-nous éviter l'enfer et mériter le ciel, ayons alors cette double parure y de la doctrine véritable et d'une vie pure. A quoi sert qu'un arbre pousse des branches vigoureuses et soit orné d'un feuillage luxuriant s'il ne porte aucun fruit ? De même la doctrine véritable ne sert de rien au chrétien, s'il néglige d'avoir une bonne conduite. Voilà pourquoi le Christ a dit dans les béatitudes : a Bienheureux celui qui fait et qui enseigne ^ ». En effet, enseigner par les œuvres va beaucoup mieux au but et inspire beaucoup plus créance qu enseigner par la parole. L'homme qui fait le bien peut enseigner, alors même qu'il se tait ou qu'il vit dans l'obscurité; il édifie les uns par sa présence, les autres par sa bonne réputation ; il jouit de la faveur de Dieu, parce qu'il le glorifie non seulement par sa vie, mais par la vie de ceux qui l'imitent. Grâce à lui, des milliers de langues et de bouches louent et remercient le Dieu de l'univers ^ » .

Luther n'avait aucune expérience de la foi, aussi n'a-t-il pas compris, — c'est lui-même qui l'avoue, —

Page 1