DÉSILLUSIONS DES ADMIRATEURS DE LUTHER
core, ils ont bu ensemble du vin et de la bière, u comme c'est la coutume dans ce pays » ; en tout, il semble un (( joyeux compagnon )). « Dès le premier abord, on sent chez lui l'orgueil, et un désir immense de faire parler de lui. Dans la calomnie, l'insulte, la médisance et la raillerie, il ne connaît pour ainsi dire pas de mesure. Pour ce qui est du reste, ses écrits le révèlent suffisamment! ». Aussi, dès i532, Wicel pouvait-il écrire publiquement ces mots ironiques : « L'Allemagne entière connaît sa sainte vie et la substance tout évangélique de son être, à ce point que les enfants euxmêmes en parlent 2. »
Ici, les partisans de Luther ne sont pas d'un autre avis. En. 1625, Capiton, — pour ne rien dire de Bucer^, — trouvait que par son pamphlet Contre les prophètes célestes, dirigé contre Caiistadt, il avait très gravement souillé sa réputation 'i. Et pourtant. Capiton tenait Carlstadt pour suspect et même pour mauvais. Dans une