‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 65 sur 278 · Erlangen · texte numérisé non relu

Erlangen

famille ! Mais malheureusement il s'étala aux yeux de tous K

Dès i52T, Luther appelle le mariage un «sacrement merdeux^)). En i53o, il écrit à Mélanch thon : Mon ennemi (le diable) « a juré ma mort, je le sens très bien ; il n'aura pas de repos qu'il ne m'ait dévoré. Qu'il me mange donc ; mais je veux être pour lui une purgation qui lui rendra le ventre et le cul trop étroits. Que voulez-vous ? Celui qui cherche le Christ doit souffrir ^ ». La même année, il prévoit avec joie que les papistes qui sont à la diète d'Augsbourg « vont s'embrener dans leur prudence ». 11 veut répondre comme Amsdorf : « Je chie sur la dispense du légat et de son maître^», u Que le pape et son légat nous lèchent le cul^ ! » « Les princes (qui ne sont pas de son parti) ont été boulangés dans le cul du pape ^ ! » Dans un sermon, il dit de l'enfant Jésus : Quand Jésus

1. Pour excuser Luther, Waltz prétend qu'au foyer de la famille il ne fut ni ordurier, ni cynique. (Zeitschrift fiir Kirchengeschichte, II, (1878), 63i). Pour émettre de telles assertions, il faut vraiment plus que de la naïveté I

Page 1