‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 40 sur 290 · LIV PREEACE DE LA SECONDE EDITION · texte numérisé non relu

LIV PREEACE DE LA SECONDE EDITION

Luther et « l'Eglise évangélique. » En écrivant, il y a quelques années, que l'Eglise catholique était à mettre à peu près sur le même plan que le paganisme ', ce Monsieur si correct n'a évidemment clifTamé personne. Je demande si par là il ne la pas insultée bien autrement que je n'ai insulté Luther et le Luthéranisme ?

La partie la plus intéressante el la plus caractéristique du libelle de Kolde en est la conclusion. En Allemagne, il n'y a plus que deux facultés de théologie prolestante, où Ion enseigne encore la divinité de Jésus-Christ : Erlangen et Rostock. Or, quelle position Kolde va-t-il prendre à ce sujet;' Lorsque, dans la préface de ma première édition, j'affirme qu'en regard de l'unique Eglise

I. hi^r Methodimiis iind seine Bckainpfuny, (i88C\ p. G : «Tous les juges impartiaiix s'accordont à reconnaître que pour l'Anfrlelerre et rAmérique l'utilité el l'importance du mélliodisme ne peuvent se proclamer assez haut : elles sont incommensurables. Autant que le regard humain en peut juger, sans le méthodisme et le mouvement dont il a été le principe, l'Eglise ofRciello anglicane en serait arrivée depuis longtemps déjà à un complet paganisme, ou, ce qui pour moi ne fait pas une grande différence, serait tombée dans le romanismc. » Ainsi, pour Kolde, il n'y a pas une grande différence entre être catholique ou païen. Et c'est le même Kolde qui dit en gémissant : « Alors que nous autres (prolestants), nous allons si tninquiHcinent noire chemin, la lutte \a pourtant être reprise avec toute son ancienne âpreté. » {Luther in ]]'orms, Vorlrng (jehallen zu Wûrzburg am fi. Mnr: 1903. — Miinchen, icjo3, p. 3). Et il ajoute à ce propos le passage de Schiller (dans Guillaume Tell) :

Le plus doux des mortels désire en vain la pai.\, Muand il est han-elé par un voisin mauvais.

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