I. Weira., VIII. aBi (lôai
a. Luthers Tischreden in der Mathesischen Sammlang , herausgegeben von Kroker, n" a35,
l5G TRIVIALITÉ DE LUTHER
leur froc, et leurs autres habits à forme et à couleur à part, étaient des pécheurs et des damnés, et c'était la même chose pour les prêtres avec leurs habits i. » Et il continue sur ce ton à énumérer tout ce que le pape, « ce diable en chair et en os )\ regardait comme de « la saloperie ».
[A cause d'abus à corriger], Ton ne saurait aussitôt avoir le droit de condamner un corps social tout entier, et c'est ce qu'à une époque meilleure de sa vie, Luther lui-même avait parfaitement reconnu 2. Homme sans aucune retenue, animé d'un désir violent de ridiculiser tout l'ordre sacerdotal et religieux, il devait donc être amené naturellement à recourir à l'arme facile du mensonge. Mais, dans les citations qu'on vient de lire, ce sont à la fois des grivoiseries, des triviliatés et des mensonges ! Nous le trouvons ici dans sa besogne favorite : livrer au mépris universel les prêtres et les moines, et mettre tout en œuvre pour ennuyer les odieux papistes. « Pendant qu'ils triomphent d'une hérésie qu'ils croient trouver chez moi, je veux en inventer une autre ^ », C'est cet état d'âme qui le poussait à prendre en tout précisément la « contrepartie )) des (( lois stupides du pape* 1, à rechercher même quel scandale il pourrait bien susciter pour faire enrager les papistes, en même temps que pour plaire à Dieu !
Au mois d'août iSaô il écrit que s'il s'est marié avec